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Bureaux de la Société franco-manitobaine sur le boulevard Provencher

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Le rapport de synthèse des États généraux de la francophonie manitobaine, organisés par la Société franco-manitobaine (SFM), a été publié, deux ans et demi après qu'ils eurent été demandés lors d'une assemblée générale.

Un texte de Thibault JourdanTwitterCourriel

Mis en ligne dans la nuit de mardi à mercredi, le rapport de 71 pages ne formule aucune recommandation, mais récapitule les 146 cafés citoyens et les 42 sondages en ligne qui ont permis de récolter le témoignage de 1533 personnes.

Les préoccupations des francophones du Manitoba se dessinent tout au long des lignes du document rédigé par des chercheurs de l'Université de Saint-Boniface, sous la direction de Danielle de Moissac.

Volonté d'ouverture

La première chose qui ressort des discussions tenues lors des cafés citoyens, c'est la forte volonté d'ouverture de la communauté. À plusieurs reprises, il est fait mention d'« ouverture plus large à d'autres cultures » et de « prise en compte de la diversité ».

L'identité francophone y est décrite comme « fluide et toujours en construction », et le thème de l'inclusion a été fortement valorisé au cours des débats, selon le rapport. Certains formulent également un rapprochement entre francophones et anglophones, et parlent d'un « élargissement identitaire ».

Les francophones du Manitoba souhaitent que cette ouverture touche aussi certaines de leurs institutions, à commencer par la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM).

Au total, 11 propositions qui « font consensus » sont retenues dans le rapport, parmi lesquelles l'embauche d'enseignants qui représentent la diversité de la communauté, le fait de rendre la DSFM plus inclusive et accessible, ou encore la sélection des élèves selon leurs compétences linguistiques plutôt que selon leur généalogie.

Qui sont les participants aux États généraux? (Nouvelle fenêtre)

Fort attachement aux services en français

Le rapport souligne que, globalement, les participants témoignent d'un fort attachement aux services en français, jugés comme « indispensables et rassurants ». Pouvoir s'exprimer ou être servi dans la langue de son choix est quelque chose qui est important, selon les témoignages recueillis.

Plusieurs ont cependant souligné le manque de ressources dans le domaine de la santé et dans les services de garde. Les francophones du Manitoba souhaitent d'ailleurs que ces deux domaines deviennent des priorités.

Des défis à surmonter, des luttes à mener

Un des principaux défis identifiés au cours des débats concerne le déclin du français en milieu éducatif et familial, tant dans son usage que dans sa qualité. La fragmentation de la communauté francophone est mentionnée comme un problème à prendre en considération.

Cliquez ici pour lire le rapport (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs solutions ont aussi été proposées au cours des débats pour faire face aux obstacles qui se dressent face aux francophones du Manitoba. En terme politique, se retrouvent pêle-mêle la volonté d'obtenir une loi sur les services en français, l'appui à des candidats qui faciliteront gouvernement représentatif de la francophonie, ou encore l'amélioration de la présence des francophones à divers paliers gouvernementaux.

Le contenu du rapport sera débattu avec la communauté lors d'un grand rassemblement le 23 avril au Centre scolaire Léo-Rémillard. La SFM souhaite avoir un plan stratégique communautaire avant la fin de l'année.

Les participants en chiffres (taux arrondis)

États généraux de la francophonie manitobaine : profil sociodémographique des participants

Rapport des États généraux de la francophonie manitobaine

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