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Le pain de l'artisan-boulanger Léandre Bergeron toujours menacé

L'auteur Léandre Bergeron sera publié en France
L'auteur Léandre Bergeron sera publié en France Photo: Radio magazine
Radio-Canada

Le pain de l'artisan-boulanger Léandre Bergeron est toujours menacé. Le propriétaire de la boutique d'alimentation La Semence, à Rouyn-Noranda, vient de recevoir une nouvelle lettre du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).

Dans la lettre qu'a reçue Léandre Bergeron, le MAPAQ rejette sa demande de dérogation et le somme de se conformer aux règles de salubrité d'ici deux ans.

Depuis plusieurs années, l'artisan-boulanger se fait reprocher par des inspecteurs de ne pas produire son pain dans un lieu qui répond aux règles de salubrité, puisqu'il est produit chez lui dans sa cuisine.

Pourtant, il y a deux mois, Léandre Bergeron avait obtenu une lettre favorable de la part du ministre du MAPAQ, Pierre Paradis, lui permettant de poursuivre sa production.

« Une lettre qui me félicitait même et qui disait: ''Nous reconnaissons votre clientèle et votre travail.'' Mais, il terminait en disant: ''Essayez de vous entendre avec les inspecteurs'' », ajoute-t-il.

Selon lui, le problème est qu'il y a deux visions au sein du ministère.

Le problème c'est qu'au MAPAQ, il y a des gens progressistes qui voudraient avoir des normes pour la production artisanale et il y en a d'autres, très conservateurs, qui disent: ''Ben non!''.  Peu importe que vous produisiez 200 kilos par mois, vous devez vous soumettre à un milieu complètement à part de votre cuisine.

L'artisan-boulanger, Léandre Bergeron

En 2002, le MAPAQ avait interdit à M.Bergeron de vendre son pain. Pour contourner cette interdiction, il avait commencé à offrir son pain en demandant des contributions volontaires à ses clients.

Cette fois-ci, encore, il refuse de se conformer.

ll n'est pas question que je transforme ma cuisine ou que j'aille ailleurs dans un atelier aseptisé. Non! Pas question! Ça fait 30 ans que je fais du pain dans ma cuisine et ils [les gens du MAPAQ] n'ont jamais eu une plainte. Cela devrait suffire pour qu'ils se disent : ''On devrait changer les règlements!''

L'artisan-boulanger, Léandre Bergeron

L'artisan-boulanger demande donc à la population d'écrire au MAPAQ pour l'appuyer.

Abitibi–Témiscamingue

Alimentation