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Le président sud-africain clame sa bonne foi et refuse de quitter son poste

Le président sud-africain Jacob Zuma répond à une question de l'opposition au Parlement du Cap, en août 2015
Le président sud-africain Jacob Zuma répond à une question de l'opposition au Parlement du Cap, en août 2015 Photo: Getty images/AFP/Rodger Bosch
Reuters

Le président sud-africain Jacob Zuma, mis en cause pour avoir effectué des travaux de 21 millions de dollars avec des fonds publics dans sa résidence privée de Nkandla, au Kwazulu Natal, a clamé sa bonne foi lors d'une allocution télévisée vendredi soir.

Il a affirmé qu'il rembourserait une partie des sommes engagées, comme l'a exigé jeudi la Cour constitutionnelle, et a présenté des excuses pour « le malaise et la confusion » suscités par cette affaire.

La Cour constitutionnelle sud-africaine a ordonné à Jacob Zuma de rembourser une partie de la somme totale [l'équivalent de près de 21 millions de dollars canadiens] dépensée pour sa résidence privée de Nkandla.

La décision a été rendue à l'unanimité des 11 juges, qui ont estimé que le président n'avait pas respecté la Constitution.

En 2014, une commission anticorruption a établi que le président Zuma avait utilisé de l'argent public pour doter sa propriété d'une piscine, d'un centre pour visiteurs, d'un enclos pour le bétail et d'un poulailler.

Le Trésor doit déterminer d'ici deux mois le « coût raisonnable » de ces travaux sans rapport avec la sécurité des lieux. Jacob Zuma aura ensuite 45 jours pour rembourser.

Lors de son intervention télévisée, le président a affirmé que ses tergiversations et ses premières réponses au rapport rédigé il y a deux ans par la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, lui ordonnant un remboursement partiel, étaient dues à de « mauvais conseils juridiques » et qu'il avait toujours été « de bonne foi ».

Je veux souligner que je n'ai jamais cherché délibérément ou consciemment à violer la Constitution.

Jacob Zuma

L'opposition, qui demande la démission du président âgé de 73 ans, n'a pas été convaincue par ses déclarations.

« Le président cherche à tromper l'Afrique du Sud. Il répète qu'il a toujours voulu rembourser. Mais en fait il n'a jamais voulu payer », a pourtant déclaré à Reuters le dirigeant de l'Alliance démocratique, Mmusi Maimane.

Le Congrès national africain (ANC), la formation politique de Jacob Zuma, a accusé l'opposition de se servir de cette affaire pour tenter de faire éclater le parti au pouvoir.

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