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Des Franco-Manitobains peu inquiets d'un possible changement de gouvernement

Ce symbole indique que les services gouvernementaux sont offerts dans les deux langues officielles. Il permet aussi d’identifier les employés du gouvernement qui sont en mesure de communiquer avec le public aussi bien en français qu’en anglais.

Ce symbole indique que les services gouvernementaux sont offerts dans les deux langues officielles. Il permet aussi d’identifier les employés du gouvernement qui sont en mesure de communiquer avec le public aussi bien en français qu’en anglais.

Photo : Gouvernement du Manitoba

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La question des droits linguistiques a beaucoup évolué au Manitoba depuis les années 80. Si à une certaine époque les francophones de la province ont dû se battre pour obtenir l'accès à des services en français, aujourd'hui certains s'inquiètent de perdre l'oreille attentive du gouvernement après les élections.

Un texte de Denis-Michel ThibeaultTwitterCourriel

C'est entre autres le cas du boulanger-propriétaire Alix Loiselle, pour qui l'accès à des services en français est primordial et essentiel. « C'est important pour nous d'avoir un gouvernement qui est pour le bilinguisme et qui peut nous soutenir dans ce qu'on veut faire », affirme-t-il.

Selon la présidente de la Société franco-manitobaine, il n'y a pas lieu de s'inquiéter immédiatement. Jacqueline Blay croit qu'il faut être prudent de ne pas tomber dans les spéculations.

« De dire que ça pourrait nous inquiéter si un nouveau parti entrait au pouvoir ça serait un peu trop hypothétique, mais nous allons certainement être vigilants si le gouvernement change de mains », affirme la principale intéressée.

« C'est notre rôle de faire en sorte que les gouvernements nous écoutent », dit la présidente qui estime ne pas craindre ce qui pourrait arriver puisque que c'est « encore hypothétique ».

Le projet de loi 6 du gouvernement NPD qui devait élargir la définition de la francophonie, Projet de loi sur l'appui à l'essor de la francophonie manitobaine, est mort au feuilleton le 15 mars dernier et n'a pas vu le jour avant les élections.

Depuis, les néo-démocrates et libéraux ont dit qu'ils représenteraient le projet de loi intégral s'ils sont élus, tandis que les conservateurs se sont faits discrets sur la question.

Les droits linguistiques : « un aquis »

Selon l'analyste politique Roger Turenne, la bataille principale des droits linguistiques est déjà gagnée. Ce sont des acquis pour les Manitobains, croit-il, et les partis n'ont aucun intérêt à revenir en arrière. « Ça reflète d'une certaine façon la normalisation du fait français au Manitoba », explique-t-il.

Selon lui, les choses ont beaucoup évolué depuis la crise linguistique des années 80.

On est rendu ailleurs

Une citation de :Roger Turenne, analyste politique

S'il ne craint pas de perdre des acquis, il se questionne quand même à savoir, advenant l'élection des conservateurs, si les francophones continueront d'avoir l'oreille attentive du gouvernement pour leurs requêtes.

Roger Turenne estime toutefois « qu'il ne faut pas craindre un changement de gouvernement. » Il rappelle que des organismes francophones importants comme la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), les centres de services bilingues et Santé en Français ont été créés sous le gouvernement conservateur de Gary Filmon.

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