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Découvrir le Nunavik tout en travaillant

Dominic Léonard au Nunanik

Dominic Léonard au Nunanik

Photo : Dominic Léonard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Découvrir le Nunavik tout en travaillant. C'est l'expérience qu'a vécue Dominic Léonard qui s'est rendu dans quatre communautés nordiques pour faire le Recensement 2016.

Un article de Karine MateuTwitterCourriel

L'expérience qu'a vécue Dominic Léonard est une expérience de travail unique puisqu'elle lui a permis, tout en travaillant, de visiter en peu de temps plusieurs des communautés du Nunavik peu accessibles.

Son contrat d'un mois et demi lui a permis de parcourir les villages d'Aupaluk, de Kangirsuk, de Quaqtaq et de Kangiqsujuaq.

Le dénombrement anticipé

La période de Recensement pour les communautés du Nunavik s'est terminée le 31 mars. Elle s'est déroulée pendant le mois de février et mars. Cela se poursuit jusqu'à la fin avril pour d'autres communautés autochtones.

C'est ce qu'on appelle le dénombrement anticipé, c'est-à-dire, qu'avant la période de recensement général dans le reste du pays en mai, des équipes se rendent dans chacune des communautés nordiques pour recenser les gens.

La période est choisie à cause du climat plus clément pendant cette période et avant la période de la chasse.

Les équipes de travail visitent chacune des maisons et remplissent, avec les gens, ce que l'on appelle le formulaire long.

Kangiqsujuaq au NunavikAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kangiqsujuaq au Nunavik

Photo : Dominic Léonard

La chaleur des gens

Il y a une préparation avec les communautés qui se fait avant l'arrivée des équipes du Recensement et cela se fait avec l'aide des agents de liaison, des gens issus des communautés.

Les habitants sont donc avisés de la venue des agents de Recensement et l'accueil est très chaleureux explique la directrice adjointe responsable de la collecte de données au Québec pour le recensement 2016, Louise Gosselin.

Les gens sont très accueillants, quand on reste dans une communauté, on vit avec eux. On utilise les routes, les hôtels, les restaurants, les dépanneurs de la communauté. On fait partie d'eux. Le mot se passe très vite et aussitôt que les gens sont sécurisés sur le pourquoi on est dans leur communauté, on a une très bonne participation. 

La directrice adjointe responsable de la collecte de données au Québec pour le recensement 2016, Louise Gosselin.
Apaluk au NunavikAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Apaluk au Nunavik

Photo : Dominic Léonard

Le sourire, c'est aussi ce qu'a constaté Dominic Léonard qui a même joué au hockey, à plusieurs reprises, avec les gens des communautés.

Je me suis pointé à l'aréna...Ils ont dit '' Ok! On vous passe de l'équipement, lui n'est pas là, prends son bâton'' et on s'est mis à jouer à tous les soirs après le travail, avec les jeunes et les moins jeunes. C'est très important le hockey là-bas. On est arrivé quelques semaines avant le grand tournoi et ça jouait fort. Le niveau est très fort et ça joue sérieusement, c'est religieux! 

Dominic Léonard

S'adapter au froid et au blizzard

L'un des premiers chocs qu'a vécus Dominic Léonard est le froid. Par contre, ce qui est plus contraignant, ce sont les blizzards.  Pendant son séjour, à deux reprises le blizzard a perturbé les déplacements pendant plusieurs jours.  Il était alors impossible pour les avions d'attérir ou de décoller.

Ces blizzards provoquent aussi des difficultés d'approvisionnement pour les communautés.

Quand tu es dans un blizzard de trois jours et qu'il n'y a pas eu d'avion qui atterrit, il n'y a pas eu de livraisons de bouffe.  Là, tu commences à rationner tes denrées. Il ne reste plus de légumes, plus de lait.

Dominc Léonard

L'hébergement est aussi un défi, mais les communautés sont très aidantes, mentionne Louise Gosselin.  Lorsque les petits hôtels des communautés ne peuvent suffire à la demande, certaines familles dans la communauté accueillent les agents.

Carte NunavikAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Carte Nunavik

Photo : Makivik Corporation

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