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Les étudiants étrangers sont nombreux à occuper des postes à faible salaire

Une travailleuse étrangère

Une travailleuse étrangère.

Photo : iStock

Radio-Canada

De nombreux étudiants internationaux au pays occupent des postes à faible salaire après avoir obtenu leur diplôme collégial ou universitaire. C'est ce qui ressort d'un rapport dont le journal The Globe And Mail a obtenu copie.

Depuis 2008, un nouveau permis de travail est accordé aux étudiants étrangers qui obtiennent un diplôme, mais qui n'ont pas d'offre d'emploi sur la table.

Depuis sa mise en place, de 50 à 60 % des étudiants internationaux admissibles se sont prévalu de ce permis de travail d'une durée maximale de trois ans.

En 2014, plus de 70 000 étudiants internationaux avaient ce permis de travail postdiplôme.

La plupart du temps, ces étudiants travaillent dans le domaine des services avec un salaire annuel moyen de 19 300 $.

« Je suis très surpris d'apprendre que des étudiants sont obligés d'aller faire, après les études, de petits boulots dans des commerces de détail pour pouvoir vraiment avoir de l'argent », affirme Elhadji Moussa Kamagate.

Cet étudiant en administration des affaires croit que les diplômés étrangers qui ne trouvent pas d'emploi ici devraient retourner travailler dans leurs pays d'origine plutôt que de travailler au bas de l'échelle ici.

« Ça ne reflète pas la réalité qu'on a. Quand on dit, au Canada, c'est un pays où on a suffisamment de travail et que la population est vieillissante et qu'il y a une relève qui doit se faire avec la participation des étudiants internationaux », dit-il. 

Il ajoute avoir choisi une petite ville dans l'espoir d'une proximité qui lui permettra facilement d'obtenir un emploi lorsqu'il aura son diplôme.

Juan Manuel Toro LaraAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Juan Manuel Toro Lara

Photo : ICI Radio-Canada/Étienne Dumont

Le coordonnateur de l'accueil et de l'intégration des étudiants étrangers du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, campus d'Edmundston, Juan Manuel Toro Lara, affirme que les établissements d'enseignement ne gardent pas la trace de ce que font les étudiants après avoir obtenu leur diplôme.

« Tous nos efforts sont mis pour que l'étudiant qui étudie, par exemple en techniques correctionnelles, qu'il puisse aller travailler dans son domaine et non qu'il ait travaillé dans le domaine de la restauration au salaire minimum », mentionne Jean Manuel Toro Lara.

Il ajoute que certains étudiants internationaux obtiennent un diplôme ici, mais décident de retourner travailler dans leur pays d'origine. Par contre, à sa connaissance, il n'y a pas d'étudiant international diplômé qui doit travailler à bas salaire dans sa région.

D'après un reportage d'Etienne Dumont

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