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Un projet réclamé pour le site de l'ancienne église St-Vincent-de-Paul

Jacques Robitaille, des hôtels Jaro, est propriétaire du terrain au coin de la côte d'Abraham et d'Honoré-Mercier depuis 1998. Ça fait maintenant dix ans que l'église St-Vincent-de-Paul a été démolie. La façade, elle, est disparue en 2010. Est-ce qu’il y aura quelque chose bientôt sur ce terrain?

Terrain de l’église St-Vincent-de-Paul: une construction bientôt?

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste s'impatiente de voir le site de l'église Saint-Vincent-de-Paul sur la côte d'Abraham toujours vacant 10 ans après sa démolition. Une consultation est lancée afin d'élaborer un projet dans l'espoir de faire bouger le dossier.

L'organisme souhaite un développement qui répond aux besoins du quartier sur le terrain appartenant au propriétaire des hôtels Jaro, Jacques Robitaille. Le comité de citoyens dénonce l'inaction du promoteur, dont le projet d'hôtel n'a jamais vu le jour, et l'inertie de la Ville.

« Ce qu'on demande aujourd'hui c'est d'aller de l'avant avec l'expropriation puisque depuis 1998, Jacques Robitaille est propriétaire de ce terrain et qu'il n'y a absolument rien qui se passe. On ne voit jamais rien aboutir », dénonce l'organisatrice communautaire du comité populaire, Marie-Ève Duchesne.

L'organisme souhaite faire place à un projet qui comprendrait notamment des logements et des commerces. 

« Il y a un besoin au niveau du logement social, il y a un problème d'espace pour construire, il y a un besoin au niveau d'un jardin communautaire et il y a aussi un besoin pour un CPE », énumère le coordonnateur du comité populaire, Nicolas Lefebvre-Legault.

C'est un terrain qui a toujours appartenu à la communauté avant qu'il tombe dans les mains de M. Robitaille et il doit répondre aux besoins de la population

Marie-Ève Duchesne, organisatrice communautaire du comité populaire Saint-Jean-Baptiste

Des pouvoirs limités

La Ville dit ne pas avoir le pouvoir de forcer le promoteur à développer le site. « Nos leviers juridiques sont limités. On a fait des demandes dans ce sens-là dans la nouvelle loi sur la capitale pour avoir plus de pouvoirs en cas semblables », plaide la vice-présidente du comité exécutif à la Ville de Québec, Julie Lemieux.

La conseillère de l'opposition Anne Guérette croit toutefois que si le dossier « traîne » c'est que la Ville « n'a pas travaillé assez fort ». « On n'a pas priorisé ce dossier-là », déplore-t-elle.

Selon elle, l'expropriation n'est pas nécessairement la meilleure solution en raison de la hausse du coût des terrains. « Le terrain a pris énormément de valeur depuis les sept dernières années, donc plus on attend pour agir, plus ça coûte cher à la Ville de soutenir les bonnes initiatives sur ce terrain. »

Les citoyens sont invités à se prononcer sur le site internet du comité populaire jusqu'au 5 juin. Un questionnaire sera aussi distribué aux résidents du quartier au début mai.

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