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Une famille syrienne prise en charge par une Franco-Manitobaine

La famille Alsliman, originaire de Palmyre, en Syrie, est arrivée à Winnipeg le 1er mars après plus de deux ans dans un camp de réfugiés jordanien.

La famille Alsliman, originaire de Palmyre, en Syrie, est arrivée à Winnipeg le 1er mars après plus de deux ans dans un camp de réfugiés jordanien.

Photo : ICI Radio-Canada/Kenza Kaghat

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des Winnipégois s'affairent à rendre la vie plus facile aux 928 réfugiés syriens arrivés au Manitoba depuis le 4 novembre. Parmi eux, la famille Alsliman, prise en charge par une Franco-Manitobaine.

Les réfugiés doivent s'acclimater non seulement aux températures parfois rudes des Prairies, mais aussi à des normes culturelles parfois très différentes des leurs. Dans la capitale manitobaine, l'initiative Winnipeg Syrian Refugee Sponsorship Project (WSRSP) aide les familles syriennes à refaire leur vie au Canada.

« Bien sûr qu'au début, il y a beaucoup d'inquiétudes, de leur côté aussi bien que du nôtre », confie Lucie Lafantaisie, une Winnipégoise participant au WSRSP et parrainant, avec neuf autres bénévoles, une famille de six Syriens arrivée à Winnipeg le 1er mars.

Toutefois, ces inquiétudes n'étaient pas suffisantes pour dissuader Mme Lafantaisie de venir en aide à la famille Alsliman.

« Pour moi, personnellement, quand j'ai vu la photo de [l'enfant syrien mort noyé] Alan Kurdi, ça m'a brisé le cœur. Je me suis dit qu'en tant que mère de petits enfants, comme être humain, il fallait absolument que je fasse tout mon possible pour venir en aide aux Syriens. »

Au cours des trois dernières semaines, la Franco-Manitobaine a aidé Muhamd et Magda Alsliman, ainsi que leurs quatre enfants, à s'installer dans un appartement meublé par les membres du WSRSP, à faire l'épicerie, à trouver un médecin de famille arabophone et à inscrire le père de famille à des cours d'anglais.

Lucie Lafantaisie affirme que les jeunes Syriens, qui ne connaissaient aucunement les langues officielles du Canada avant de venir au pays, ont déjà réussi à améliorer leur anglais grâce à leur entrée à l'école.

« Penser que dans leur pays, ces petits enfants n'avaient pas du tout un avenir, qu'ils n'auraient même pas eu la chance d'aller à l'école, et que, maintenant, l'avenir leur appartient, c'est incroyable. »

Ce reportage de Kenza Kaghat est le premier d'une série qui suivra l'évolution et l'intégration de la famille Alsliman à Winnipeg.

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