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L'usage du Taser en augmentation au SPVQ

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Un policier tient un pistolet Taser

Le Service de police de la Ville de Québec utilise les pistolets Taser depuis plus de 11 ans.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que la Ville de Lévis étudie la possibilité de se munir d'arme à impulsion électrique, communément appelée pistolet Taser, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) les utilise depuis maintenant plus de 11 ans. Son utilisation est en augmentation. Le SPVQ s'apprête d'ailleurs à renouveler ses pistolets électriques puisque ceux-ci seront bientôt désuets.

Le pistolet Taser est utilisé lorsqu'un risque de violence important menace les policiers, les citoyens ou l'assaillant, souligne le SPVQ. Le simple geste de sortir l'appareil a un effet dissuasif qui fait en sorte que bien souvent, les policiers n'auront pas à l'activer.

« On fait parfois affaire à des gens qui, par leur condition physique ou mentale ou par la consommation de stupéfiants, d'alcool ou autres, ne ressentent pas la douleur et les autres moyens dont on dispose ne seraient pas efficaces », affirme le Capitaine Pascal Roy du Service de Police de Québec.

L'utilisation du pistolet à impulsion électrique a presque doublé en un an à Québec. En 2014, les policiers du SPVQ ont usé de cette arme intermédiaire à 25 reprises lors d'interventions. En 2015, ce chiffre s'élève à 47 utilisations.

Le pistolet Taser peut être utilisé de trois façons. Premièrement, en mode projection, les sondes sont propulsées sur l'assaillant dans le but de l'immobiliser.

Deuxièment, en mode contact, l'appareil est appliqué directement sur la peau pour créer une douleur locale.

Troisièment, en mode démonstration, l'arc électrique de l'appareil est activé sans que les sondes soient déployées. La tête, le cou, le cœur et les parties génitales doivent être évités.

Le SPVQ compte 44 pistolets Taser. En tout temps, de 4 à 8 sont déployés sur le territoire. Seulement quelques policiers, des sergents et les agents du groupe d'intervention peuvent utiliser ces armes alternatives. Une formation de trois jours à l'École nationale de police est obligatoire. Le corps de police de Québec ajoute une journée supplémentaire de formation pour ses policiers.

Au Québec, huit autres services de police, dont Montréal, Longueuil, Laval, Gatineau, et la Sûreté du Québec, possèdent cette arme intermédiaire.

Selon les données du ministère de la Sécurité publique, en 2014, les corps policiers du Québec détenaient 187 armes à impulsions électriques.

Un texte de Pascale Lacombe

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