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L'utilisation envisagée du pistolet électrique à Lévis soulève des inquiétudes

Les policiers de Lévis pourraient bientôt utiliser le pistolet électrique.

Photo : ICI Radio-Canada/Pascale Lacombe

Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Lévis doit décider ce printemps s'il va de l'avant avec l'achat de pistolets à impulsion électrique. Un comité de travail a été créé afin d'étudier les impacts de l'utilisation de cette arme intermédiaire. Des inquiétudes sont toutefois exprimées, notamment dans le milieu communautaire.

La direction du SPVL a rencontré près d'une dizaine de citoyens et organismes qui ont fait part de leurs préoccupations quant à l'utilisation de pistolets à impulsion électrique pour maîtriser des personnes en crise, notamment.

Des organismes qui oeuvrent entre autres auprès de clientèle souffrant de santé mentale estiment qu'il faudrait plutôt miser sur la prévention.

« La question que l'on soulève : est-ce qu'ils ont suffisamment de formation pour intervenir? Est-ce qu'on ne devrait pas les appuyer davantage avec des intervenants sociaux dans des situations de crises avec des gens qui ont des problèmes de santé mentale », soulève François Winter, directeur général de l'organisme L'A-Droit Chaudière-Appalaches.

Ces préoccupations sont partagées par le directeur du Centre d'aide et prévention jeunesse de Lévis qui offre un service d'hébergement transitoire. Richard Bégin s'interroge sur la nécessité de doter les policiers d'une telle arme dans une ville avec un faible taux de criminalité.

« Je pense que ça peut-être un outil intéressant. Mais encore, est-ce que ça va devenir un outil qu'on va utiliser à défaut d'utiliser les autres méthodes parce que ça devient beaucoup plus facile de l'utiliser? »

Yves Després, directeur général par intérim au Service de police de la Ville de Lévis.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yves Després, directeur général par intérim au Service de police de la Ville de Lévis.

Photo : ICI Radio-Canada

Une utilisation encadrée

Le directeur par intérim du SPVL, Yves Després, se fait rassurant. L'utilisation du pistolet électrique fait l'objet d'une évaluation depuis un an. Si le service de police choisit cette option, les agents seront formés et l'expérience vécue ailleurs servira d'exemple.

« On veut voir exactement comment on peut déployer ce genre d'outil, le choisir, et s'assurer qu'on a une formation adéquate. Ce n'est pas tout de l'avoir, il faut qu'il soit disponible au moment où on en a besoin. Évidemment, déterminer les règles d'utilisation de cet outil-là est primordial », précise M. Després.

Le Service de police de la Ville de Lévis ne veut pas précipiter les choses et affirme qu'il écoutera les préoccupations des citoyens avant de faire son choix.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a déjà donné son accord à l'acquisition du pistolet électrique, si son utilisation est bien encadrée.

D'après les informations et un reportage de Pascale Lacombe.

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