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L'érosion des berges coûtera cher en Gaspésie

Percé au printemps

Percé au printemps

Photo : Ici.Radio-Canada.ca

Radio-Canada

Après les îles de la Madeleine, au tour des berges de la Gaspésie d'être étudiées par le consortium Ouranos. L'organisme favorise de multiples interventions pour freiner l'érosion des berges dans les secteurs de Percé, de Carleton-sur-Mer et de Maria.

Un texte de Jean-François DeschênesTwitterCourriel

Cette enquête a été lancée il y a deux ans par quatre économistes du consortium Ouranos.

Le rapport analyse les coûts de certaines actions de protection de la côte, comparativement à la non-intervention. Ainsi, dans le secteur de la promenade de Percé, par exemple, l'économiste principale d'Ouranos, Manon Circé, explique qu'un investissement majeur serait un avantage important pour toute la région. « Les avantages sont supérieurs aux coûts de laisser aller la promenade et tout le front de mer où se trouvent les hôtels et beaucoup de services. »

Ça aurait des conséquences énormes au niveau touristique pour toute la région, pas juste pour Percé, mais aussi pour la Gaspésie.

Manon Circé, économiste principale, Ouranos

L'intervention la plus rentable à Percé serait la recharge de la plage en galets évaluée à 10 millions de dollars, tandis que les retombées sont estimées à 600 millions de dollars sur 50 ans pour toute la Gaspésie.

Maria

Par ailleurs, les enjeux économiques sont moindres à Maria, les secteurs étudiés étant plus utilisés à des fins personnels que touristiques. Il y aurait quand même un avantage net de 200 000 $ sur 50 ans pour intervenir avec un remblai ou mettre les maisons sur pilotis, pourvu que l'on garde cinq mètres de terrain pour prévenir l'érosion des berges.

Carleton-sur-Mer

Camping de Carleton-sur-Mer

Camping de Carleton-sur-mer

Photo : ICI Radio-Canada/Pierre Cotton

Du côté de Carleton-sur-Mer, huit segments ont été étudiés le long du littoral où des interventions constantes de recharge de sable ou de gravier près des barachois sont jugées plus avantageuses que l'inaction, dit Mme Circé.

« Si on parle du banc de Saint-Omer Ouest où il y a une flèche littorale qui est très utilisée par les résidents pour aller marcher pour des activités récréatives, il y a un gain net de deux millions si l'on fait une recharge de plage à cet endroit-là. »

Ces études du consortium Ouranos seront rendues publiques au début du mois d'avril et seront disponibles pour consultation en ligne.

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