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La « résistance » des cuisines collectives

À Matane comme ailleurs au Québec, des gens de tous âges et de toutes conditions sont venus partage un repas pour souligner la Journée nationale des cusisines collectives.
À Matane comme ailleurs au Québec, des gens de tous âges et de toutes conditions sont venus partage un repas pour souligner la Journée nationale des cusisines collectives. Photo: ICI Radio-Canada/Brigitte Dubé

Une centaine de personnes de la région de Matane ont, en quelque sorte, participé à un mouvement de résistance en partageant un dîner offert par la Cuisine collective de la région de Matane. Elles s'étaient réunies pour souligner la 19e Journée nationale des cuisines collectives.

Un texte de Brigitte DubéTwitterCourriel

Le thème choisi cette année par le Regroupement des cuisines collectives du Québec était « Tout un plat de résistance pour le droit à l'alimentation ».

La présidente du conseil d'administration de l'organisme matanais, Jocelyne Émond, insiste sur le mot résistance.

Les cuisines collectives ont comme mandat de rappeler que de se nourrir et de bien manger, c'est un droit. Notre résistance, c'est de réagir à l'austérité qui sévit depuis des années.

Jocelyne Émond, présidente du conseil d'administration de la Cuisisne collective de la région de Matane

« L'austérité, poursuit la présidente, est allée jouer sur tous les plans et on sait que ce sont les gens les plus défavorisés qui vivent les coupes le plus durement. »

Cette année, la Cuisine collective a dû restreindre le nombre dépannages alimentaires à cause d'une diminution de budget, ce qui ne l'a pas empêchée d'offrir 223 dépannages alimentaires en six mois.

La cuisine collective de la région de Matane en chiffres:

  • Sur une période de six mois, la Cuisine collective de la région de Matane a dispensé 850 ateliers de cuisine, ce qui a permis de fournir des repas équilibrés à 1366 personnes pour une contribution minime.
  • De 80 à 85 personnes participent chaque vendredi aux dîners de l'amitié.
Journée nationale des cuisines collectivesJournée nationale des cuisines collectives Photo : ICI Radio-Canada/Brigitte Dubé

Je n'en reviens pas du nombre de demandes de dépannages. On ne l'offre qu'une fois. Si les gens reviennent, on leur offre des ateliers de cuisine.

Jocelyne Émond, présidente du conseil d'administration de la Cuisisne collective de la région de Matane

« Si on n'avait pas la collaboration des marchands locaux, ajoute-t-elle, on ne pourrait pas tenir le coup. On a aussi l'aide des organismes sociocommunautaire, des Lions, des Chevaliers de Colomb et de la Ville de Matane. On a un excellent appui du milieu, mais ce n'est pas encore assez pour combler tous les besoins. »

Jocelyne Émond rappelle que les Cuisines collectives ont leur impact positif sur la société : mieux les gens seront nourris, moins ils auront de maladies physiques et mentales et mieux les enfants vont apprendre.

Est du Québec

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