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Alexandre Bilodeau fait rêver

Alexandre Bilodeau fait rêver

Deux médailles d'or aux Jeux olympiques, trois titres de champion du monde, 19 victoires en Coupe du monde : pour Alexandre Bilodeau ce palmarès de rêve est insuffisant.

Il lui faut rembourser une dette dit-il. Et cette « ardoise », elle est au nom de son frère aîné Frédéric, à qui on a diagnostiqué une paralysie cérébrale lorsqu'il était encore tout petit.

C'est lui qui l'a inspiré. C'est lui aussi qui le console quand les larmes aux yeux Alexandre se rend compte très jeune qu'il ne pourra plus skier avec son grand frère.

Et c'est Frédéric encore qui accueille son « petit » frère au bas de la pente à Vancouver en 2010 pour célébrer la première des deux médailles d'or olympiques d'Alexandre.

Mais des Fréderic, il y en a plein au Mab-Mackay de Montréal, un centre de réadaptation qui accueille des enfants handicapés. Alexandre Bilodeau le sait. C'est une des raisons qui l'ont poussé à appuyer la pratique du sport chez ces enfants.

Avec Alexandre Bilodeau, les objectifs sont rarement modestes. C'est un million de dollars qu'il veut ramasser. Et au moment d'écrire ces lignes, il a déjà atteint 92% de son objectif.

Alexandre a reçu un coup de main de la Fondation Rossy, qui a donné cinq cent mille dollars.

« Aider la pratique du sport pour des enfants handicapés, c'est leur donner la possibilité de rêver », dit le champion olympique.

Or, rêver pour un enfant handicapé coûte plus cher. Pratiquer des sports « adaptés » demande aussi des équipements « adaptés » et la facture devient rapidement salée.

Pour Sylvain Lessard la mise sur pied d'un fonds pour favoriser l'accessibilité à la pratique sportive représente une excellente nouvelle.

Tristan son fils, bien que cloué à un fauteuil roulant, est du type hyperactif . Le sport pour Tristan est un exutoire, une passion et pour ses parents, une bénédiction.

« Grâce à ce fonds, Tristan a découvert le basketball qui l'a amené à se dépasser et ça se reflète dans tout ce qui fait dans sa vie. Ses études vont mieux. Ses relations avec les gens vont mieux » dit ce père.

Tristan, les yeux bleus rieurs, se lève tous les matins à six heures pour écouter les nouvelles du sport. Il voudrait un jour dit-il intégré l'équipe canadienne de basketball aux Jeux paralympiques.

« J'aime le basketball parce que c'est intense, c'est vite, c'est juste amusant. J'aime les affaires intenses. »

Mais Tristan voit grand et loin. Une fois sa carrière sportive terminée, il rêve de devenir un commentateur sportif. « J'aimerais commenter tous les sports, sauf le golf, c'est trop lent. » Intense vous dites?

Tristan incarne ce pourquoi Alexandre Bilodeau est impliqué avec les enfants handicapés.

« À chaque fois que j'entre ici (au MAB-Mackey) je n'en reviens pas à quel point ces jeunes aiment la vie. Ils me ramènent les deux pieds sur terre », avoue-t-il. Ce qui n'est pas peu dire pour un skieur acrobatique.

Alexandre Bilodeau cultive encore des rêves sportifs, mais pour les autres. Des rêves qui accrochent des sourires aux enfants...et qui donnent aux parents un répit salutaire.

Sports