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Journée de la poésie : un genre littéraire bien vivant en Abitibi-Témiscamingue

Spectacle Le dandy américain et les fées urbaines dans le cadre du mois de la poésie à Québec.

Spectacle Le dandy américain et les fées urbaines dans le cadre du mois de la poésie à Québec.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le 21 mars a été proclamé Journée mondiale de la poésie par l’UNESCO.  L'objectif de cette journée est d'encourager la lecture, la rédaction, la publication et l'enseignement de la poésie dans le monde. Un objectif qu'on a coeur les poètes de l'Abitibi-Témiscamingue.

Un article de Karine MateuTwitterCourriel

Originaire de l'Abitibi-Témiscamingue, Sonia Cotten participait, samedi, a un spectacle dans le cadre du mois de la poésie à Québec.

Celle qui a remporté le concours de poésie Geneviève-Amyot avec un poète écrit pour Jean-Paul Daoust était invitée à se joindre à lui sur scène dans le spectacle Le dandy américain et les fées urbaines.  Depuis plusieurs années, elle propage sa parole dans de nombreux festivals et événements poétiques.

« La poésie pour moi,c'est un état d'être en ce monde. On est un peu les photographes de l'âme. C'est une façon de témoigner de notre passage ici. »

— Une citation de  La poète Sonia Cotten

Sonia Cotten croit aussi que la poésie doit être plus attrayante, moins hermétique.  Elle prépare, d'ailleurs, un court spectacle de stand-up poésie pour l'automne.

« Les gens veulent être divertis, mais veulent aussi du contenu. Je pense que la poésie s'y prête très bien et la scène est un vecteur incroyable pour faire passer des émotions et des réflexions. »

— Une citation de  Sonia Cotten

La poète s'intéresse aussi à la jeunesse. Elle présente, jusqu'au 1er mai 2016, au Centre d'exposition d'Amos, des textes de son recueil Marcher dans le ciel accompagnés des illustrations de l'artiste Annie Boulanger.

Recueils de poésie publiés par Sonia Cotten

  • Corps simples, Montréal, Poètes de brousse, 2015
  • Ovalta, Montréal, Poètes de brousse, 2011
  • Nique à feu, Montréal, Poètes de brousse, 2006.
  • Changer le Bronx en or, Montréal, Poètes de brousse, 2002
  • Marcher dans le ciel, Bouton d'or Acadie, 2015 (Jeunesse)
  • Mon chef c'est mon cœur, Ville-Marie, Éditions Z'Ailées, 2009 (Jeunesse)

Les soirées éclatées micro ouvert T'es même pas game?

L'animateur Pascal Gélina lors des soirées open mic T'es même pas game!
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L'animateur Pascal Gélina lors des soirées open mic T'es même pas game!

Photo : Facebook

Depuis un an, les 2e et 4e mardis du mois, entre 30 et 70 personnes se déplacent pour assister ou performer devant un public décontracté au Cabaret de la dernière chance à Rouyn-Noranda.  

Il s'agit des soirées micro ouvert T'es même pas game! créées et animées par Pascal Gélina.  Un événement qui attire autant des poètes plus aguerris qui ont déjà monté sur scène, que des néophytes.  Des soirées qui permettent à tous de côtoyer la poésie, sans tabous ni censure. 

« C'est l'art oral. Les open mic, c'est une façon de célébrer la parole prise sur toutes ses formes. J'ai du monde qui viennent faire du slam, du monde qui viennent faire des tounes, du folk et qui présentent leurs textes. Je ne limite pas. Je laisse la liberté aux gens de venir s'exprimer sur toutes les formes qu'ils veulent. »

— Une citation de  Pascal Gélina

Pour participer à ces soirées, il n'y a pas de présélection. Tous les types d'expression orale sont permis, seuls les propos haineux ou l'incitation à la violence ne sont pas tolérés, expliques l'animateur.

Extrait de la soirée micro ouvert T'es même pas game! du 8 mars 2016. Dans la vidéo: l'animateur Pascal Gélina suivi d'un participant à la soirée, Gabriel Rioux.

Pascal Gélina soutient que de plus en plus de jeunes s'intéressent à ces soirées de micro ouvert. 

« J'ai un groupe de gens dans la vingtaine, des cégépiens, qui viennent et pour eux autres, c'est une tradition maintenant. Il y a des gens qui se sont approprié l'open mic. C'est un événement qui dépassé mon propre désir d'être là. La foule est hétéroclite. C'est éclaté. »

— Une citation de  Pascal Gélina


Publier de la poésie...Peu rentable

Malgré l'enthousiasme pour la poésie et l'expression orale sur toutes ses formes sur scène, la publication de recueils de poésie demeure un choix économique risqué.

Les Éditions du Quartz, qui s'intéressent aux auteurs de l'Abitibi-Témiscamingue, ont publié quatre recueils de poésie au cours des quatre dernières années. Selon le président, François Ruph, la poésie doit être publiée, même si elle n'est pas rentable.

« Ça fait partie du patrimoine littéraire, mais c'est certain que très souvent les maisons d'éditions qui publient de la poésie le font à perte ou du moins arrivent justes. Ce n'est pas avec ça qu'on va financer les Éditions du Quarzt. On a heureusement des romans ou comme le livre sur la musique métal qui sont des bons vendeurs. Donc, ça nous permet de prendre des risques. »

— Une citation de  Le président des Éditions du Quartz, François Ruph

Pour y arriver, précise le président des Éditions du Quartz, il faut faire de petits tirages: « 100, 120, 130 exemplaires vendus, c'est déjà bien ! »

Recueils de poésie publiés aux Éditions du Quartz

  • Michel X Côté : « Rivière errante »
  • Jonathan Barrette: « Fuir au plus vent »
  • Sylvain Janneteau: « Au seuil des territoires »
  • Jeanne-Mance Delisle, Louise Desjardins, Louis Hamelin et Margot Lemire: « Nos saisons »

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