•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ottawa détaille davantage la méthode d'évaluation des projets pétroliers

Un oléoduc en Colombie-Britannique

Un oléoduc en Colombie-Britannique

Photo : PC/Jonathan Hayward

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement fédéral a précisé comment il prévoit mesurer les émissions de gaz à effet de serre (GES) en amont des prochains projets pétroliers et gaziers.

Ottawa avait annoncé en janvier que les évaluations environnementales fédérales considéreraient désormais les impacts plus larges de projets à l'étude comme les oléoducs et les installations de gaz naturel liquéfié.

Une section dans la Gazette du Canada du 19 mars présente la méthodologie proposée par le ministère de l'Environnement. 

L'approche fédérale a deux volets. La première partie de l'analyse mesurerait les émissions associées à la production du pétrole et du gaz qui rempliraient les oléoducs et les installations des projets qui sont évalués.

La seconde partie se pencherait sur différents scénarios du marché et étudierait les conditions en fonction desquelles les émissions seraient produites de toute manière, même si les projets ne voyaient pas le jour.

Les intervenants auront jusqu'à 30 jours pour émettre des commentaires sur la méthode d'évaluation du gouvernement fédéral.

Or noir à vendre. Consultez notre dossier.

Erin Flanagan, du groupe de réflexion environnemental Pembina Institute, estime que le gouvernement fédéral pose les bonnes questions. 

Elle souhaiterait toutefois plus de clarté quant à savoir comment les projets évalués avec les nouvelles règles s'harmoniseront avec l'objectif actuel du Canada de réduire ses émissions de 30 % en dessous des niveaux de 2005, d'ici 2030.

« Est-il vraiment possible d'avoir une discussion sur l'infrastructure sans avoir une discussion sur les cibles? », a questionné Mme Flanagan.

Kathryn Harrison, professeure de science politique à l'université de la Colombie-Britannique, estime pour sa part que plusieurs questions demeurent sans réponse, dont celle des différents niveaux d'émissions entre producteurs.

« On ne sait pas comment ces facteurs d'émission seront spécifiques à une opération en particulier ou à un opérateur en particulier », a-t-elle expliqué.

Elle se demande aussi quel type de prévision de production sera considéré dans l'analyse. Les oléoducs peuvent fonctionner plusieurs dizaines d'années, alors l'évaluation doit adopter une vision à long terme, a-t-elle fait remarquer.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !