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Allez-vous voter stratégiquement le 19 avril?

Louis-Philippe LeBlanc
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La division du vote et le poids des indécis représenteront la pierre angulaire de cette élection provinciale manitobaine le 19 avril. À en croire les sondages, si le Parti indécis existait, il formerait le prochain gouvernement.

Une analyse de Louis-Philippe LeBlancTwitterCourriel

Les conservateurs amorcent cette course en lion. Ils sont gonflés à bloc après des mois de sondages favorables les plaçant en tête des intentions de vote. Sauf que plusieurs facteurs pourraient leur mettre des bâtons dans les roues, à commencer par les indécis.

Il faut savoir que plusieurs maisons de sondages répartissent les indécis parmi les résultats de leur recherche. En faisant de la sorte, ils simplifient la compréhension des résultats, mais enlèvent aussi un élément d'analyse important : en début de cette campagne électorale, les indécis sont plus nombreux que les partisans du Nouveau Parti démocratique (NPD) ou des libéraux au Manitoba.

Les indécis pourraient presque former l'opposition officielle s'il s'agissait d'un parti. À Winnipeg, où cette élection va vraisemblablement se jouer, les indécis sont plus nombreux que les conservateurs.

Le 4 octobre 2011, lors du dernier scrutin provincial, 56 % des Manitobains ayant le droit de voter se sont rendus aux urnes. Presque un électeur sur deux n'a donc pas exercé son droit civique. Il s'agit d'une force tranquille qui pourrait faire balancer le pouvoir d'un côté comme d'un autre. Mais encore faut-il que les partis réussissent à les mobiliser.

Élections Manitoba 2016 : Boussole électorale

Voter selon sa conscience ou...

L'autre facteur qui pourrait nuire aux chances de réussite des conservateurs est la migration du vote. Dans une course à trois (NPD, PC et LIB), il y a de fortes chances que certains électeurs décident de voter stratégiquement plutôt que selon leur conscience. Un phénomène qui a peut-être nui aux chances du Parti vert fédéral le 19 octobre dernier.

Le NPD souhaite s'accrocher au pouvoir qu'il détient depuis 17 ans, mais est attaqué de deux fronts. D'un côté, l'appui stable et prévisible des troupes conservatrices de la droite, un mouvement qui tente de se diriger vers le centre pour élargir sa base; puis de l'autre, les petites souris de la gauche, soit les libéraux et les verts. Ensemble, ils ont représenté quand même 10 % des voix en 2011, mais n'ont fait élire qu'un seul député, le libéral Jon Gerrard.

Il y a fort à parier qu'une partie de l'électorat va vaciller entre les rouges, les oranges et les verts. Un électorat qui peut facilement migrer d'un camp à l'autre pour s'assurer de bloquer la droite, c'est-à-dire les conservateurs de Brian Pallister. Les sondages et la perception des chefs par les électeurs vont être cruciaux dans cette élection.

La bonne nouvelle, c'est que les électeurs auront peut-être l'impression que leur simple vote aura plus d'importance cette année, qu'il s'agira peut-être du bulletin de vote décisif. Parce que pour l'instant, rien n'est gagné pour aucun parti. Tous les scénarios sont sur la table, même celui d'un premier gouvernement minoritaire en 30 ans.

Élections Manitoba 2016 : section spéciale

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