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Pénurie d'agriculteurs au Canada

Au Temiskaming, la majorité des champs agricoles n'ont pas encore été récoltés. Les moissons sont habituellement terminées au plus tard à l'Action de Grâce

Au Temiskaming, la majorité des champs agricoles n'ont pas encore été récoltés. Les moissons sont habituellement terminées au plus tard à l'Action de Grâce

Photo : Mathieu Grégoire

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les emplois vacants en agriculture atteignent 7 %, ce qui constitue le taux le plus élevé de places non pourvues de toutes les industries au Canada.

C'est ce que révèle une étude présentée mardi lors du Sommet canadien sur la main-d'œuvre agricole et agroalimentaire à Winnipeg. La recherche est fondée sur des données de 2014.

Le vice-président de l'Union des cultivateurs franco-ontariens Philippe Etter, qui est producteur laitier dans l'Est ontarien, remarque cette pénurie. Il croit qu'en plus de faire venir des travailleurs étrangers les gouvernements doivent faire la promotion de la profession d'agriculteur : « Je le vois, c'est criant. Les fermes deviennent de plus en plus grosses, parce qu'ils [les propriétaires] achètent un voisin, donc il y a moins de fermes, qui sont plus grosses. Mais quand tu as de grosses fermes, tu as besoin de personnel. »

« Il n'y a pas assez de jeunes qui veulent aller en agriculture. »

— Une citation de  Philippe Etter, producteur laitier

Un des problèmes, selon lui, c'est que les jeunes générations ont du mal à reprendre le flambeau laissé par leurs parents.

« Il n'y a pas assez de jeunes qui veulent aller en agriculture, qui sont motivés à retourner sur la terre ou à reprendre la ferme de leurs parents. Même certains producteurs [veulent] léguer à d'autres plus jeunes agriculteurs », déplore-t-il.

L'étude révèle aussi que la pénurie coûte aux producteurs canadiens 1,5 milliard de dollars. 

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