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La mission ExoMars en route vers la planète rouge

La fusée inhabitée ExoMars en route vers la planète rouge

La fusée inhabitée ExoMars en route vers la planète rouge

Photo : ? Shamil Zhumatov / Reuters

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Europe et la Russie ont lancé lundi une mission conjointe pour explorer l'atmosphère de Mars et chercher des traces de vie sur la planète rouge.

La sonde inhabitée ExoMars, une collaboration entre l'Agence spatiale européenne (ASE) et l'agence russe Roscosmos, a décollé à bord d'une fusée russe et devrait atteindre Mars en octobre.

L'engin examinera le méthane et les autres gaz de l'atmosphère martienne pour déterminer leur origine, dit un dirigeant de l'ASE, Paolo Ferri.

Le méthane est créé par l'activité biologique et géologique et se dégrade assez rapidement dans l'atmosphère.

« Il ne peut pas avoir plus de 400 ans. Cela témoigne d'une activité soit biologique, soit géologique pendant cette période, a expliqué M. Ferri. Quatre cent ans, ce n'est rien. S'il y a du méthane, ça veut essentiellement dire que l'activité est en cours. »

L'éventualité d'une découverte de vie sur Mars, même des organismes microscopiques, excite les scientifiques depuis longtemps, mais rien n'a encore été trouvé.

« Le fait que nous n'ayons pas trouvé de vie ne signifie certainement pas qu'il n'y en a pas », a ajouté M. Ferri, qui rappelle que l'essentiel de la vaste surface de la planète n'a pas encore été examiné en détail.

Cette tâche échoira à un robot que l'ASE compte lancer vers Mars en 2018. D'ici là, l'orbiteur aura le temps d'identifier un bon site d'atterrissage et de procéder à un essai à l'aide d'un atterrisseur qui se trouve à bord, le Schiaparelli.

Si on découvre de la vie sur Mars, on devra alors se questionner sur la pertinence de missions habitées vers Mars, a dit un conseiller scientifique de l'ASE, Mark McCaughrean.

« Étrangement, si on trouve de la vie sur Mars, on devra se demander si on doit y envoyer des humains en raison de cette idée de protection planétaire, a-t-il souligné. Si on amène des microbes avec nous, et si ces microbes rencontrent des microbes martiens, ça pourrait être catastrophique. »

Poser un appareil sur Mars est excessivement difficile. Par exemple, en 2003, l'atterrisseur Beagle 2 de l'ASE s'est volatilisé en descendant vers la surface, un échec que l'agence veut éviter cette fois-ci, d'où la décision de séparer l'orbiteur de l'atterrisseur.

« Il était évident que de jumeler les deux choses au sein d'une seule mission en rehaussait la complexité », a dit M. Ferri.

ExoMars, qui a coûté l'équivalent de 1,9 milliard de dollard canadiens à l'ASE, est la première mission interplanétaire conjointe entre les agences européenne et russe.

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