•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vers l’ouverture de centres d’injection supervisée en Ontario?

Injection supervisée en Basse-Ville. Certaines conditions pour donner son accord complet à la mise en place d'un tel service.

Injection supervisée en Basse-Ville. Certaines conditions pour donner son accord complet à la mise en place d'un tel service.

Photo : Brian Finke

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

David McKeown, le médecin-hygiéniste en chef de Toronto présente un rapport lundi au conseil municipal pour lui demander d'ouvrir des centres d'injection supervisée dans la ville afin de lutter contre le nombre croissant de surdoses chez les toxicomanes. L'Institut des politiques du Nord croit que c'est également nécessaire à Sudbury et à Thunder Bay.

Un texte de Stéphane BlaisTwitterCourriel

La Ville Reine pourrait devenir la deuxième au Canada à approuver des centres d'injections où la consommation de drogue en intraveineuse est supervisée.

Joe Cressy, le conseiller municipal qui préside le comité sur la stratégie de la ville concernant la toxicomanie, dit que les sites d'injection supervisée sont une façon de prévenir les surdoses : « Les surdoses sont devenues un problème majeur dans la ville ».

Le nombre de morts à Toronto à la suite de surdoses a augmenté de 41 % entre 2004 et 2013, avec 206 morts en 2013.

Hausse de la criminalité?

Le président du syndicat des policiers de Toronto, Mike McCormark, s'oppose à l'ouverture de tels centres qui pourraient mener selon lui, à une augmentation du taux de criminalité dans le quartier où ils seraient situés.

Pourtant, le Centre d'excellence sur le VIH-SIDA de la Colombie-Britannique conclut que le taux de criminalité n'a pas changé dans le quartier du centre Insite, après l'ouverture du site d'injection supervisée.

« C'est parce que la police a augmenté sa présence dans le secteur », affirme Mike McCormark.

Selon Ahmed Bayoumi du Centre de recherche sur la santé de l'Hôpital St-Michael's, les injections supervisées par des professionnels réduisent bel et bien le risque de surdose et de décès.

Le médecin souhaite la création de plusieurs centres d'injection, implantés dans des établissements qui offrent déjà des services de santé afin de réduire les coûts.

À Sudbury aussi

À Sudbury, la proposition de l'Institut des politiques du Nord d'ouvrir là aussi, un centre d'injection supervisée est bien accueillie par la députée néodémocrate de Nickel Belt, France Gélinas : « Il y a des surdoses chaque semaine à Sudbury, tout ce qu'on peut faire pour les aider, pour ouvrir une porte pour qu'ils sentent qui sont capables d'établir une relation avec le système de santé, va payer des dividendes ».

Avant de devenir un site d'injection supervisée, un établissement doit recevoir l'aval de Santé Canada.

Contrairement à l'ancien gouvernement conservateur, le nouveau gouvernement libéral croit que lorsqu'ils sont bien gérés, les sites d'injection supervisée peuvent sauver des vies.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !