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Des logements abordables condamnés alors que la demande s'accroît 

Un complexe de 18 maisons en rangée de la Société d'habitation de Toronto est placardé depuis 2008

Un complexe de 18 maisons en rangée de la Société d'habitation de Toronto est placardé depuis 2008

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que 95 000 familles attendent un appartement abordable à Toronto, la Société d'habitation (TCH), qui gère les logements sociaux, doit en condamner plus de 400, parce qu'ils ne sont plus habitables.

Un texte de Sara-Christine GemsonTwitterCourriel

Dans le nord-ouest de la ville, par exemple, tout un complexe de 18 maisons en rangée est placardé depuis 2008.

Un apartement de la Société d'habitation de Toronto a dû être placardé en raison des dégâts causés par des fuites d'eauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un apartement de la Société d'habitation de Toronto a dû être placardé en raison des dégâts causés par des fuites d'eau

Photo : CBC

Après des années de sous-financement, la métropole n'a même pas les moyens de démolir les résidences condamnées.

Dans un immeuble à logement de la Société d'habitation, une famille a dû quitter récemment son appartement de deux chambres, en raison de fuites d'eau. Les dommages allaient de la moisissure sur les murs à la décomposition du parquet, sans parler des joints d'étanchéité des fenêtres qui étaient complètement effrités.

Greg Spearns de la TCH estime qu'environ 20% des unités de l'agence sont à risque d'être condamnées, si des travaux de rénovation ne sont pas effectués rapidement.

Les gens savent que les résidences voisines ont été placardées, ils se demandent si leur demeure sera la prochaine.

Greg Spearns, président de la Société d'habitation de Toronto

Greg Spearns ajoute que certains résidents n'avertissent pas la Société quand il y a une fuite ou un autre problème important, parce qu'ils craignent de se retrouver dans la rue.

Programme de rénovation

La Société d'habitation de Toronto est le propriétaire immobilier le plus important au pays.

En 2013, la Ville a mis sur pied un programme de réparation sur dix ans, qui est censé prolonger la durée de vie des édifices de 40 à 50 ans.

De la moisissure dans un apartement condamné de la Société d'habitation de TorontoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

De la moisissure dans un apartement condamné de la Société d'habitation de Toronto

Photo : CBC

Les investissements nécessaires se chiffrent à 2,6 milliards de dollars, que ce soit pour réparer le toit ou remplacer les fenêtres et les fournaises de ses immeubles.

La Ville comptait sur les deux autres paliers de gouvernement pour fournir les deux tiers des fonds. Toutefois, jusqu'à présent, Toronto a été la seule à délier les cordons de la bourse.

La conseillère municipale Ana Bailao, qui milite pour le logement abordable, a néanmoins espoir qu'Ottawa allouera des fonds dans le prochain budget, dans le cadre des programmes d'infrastructures, pour réparer et construire des logements abordables.

Ce n'est pas logique de construire alors que nous sommes en train de placarder des résidences qui existent déjà.

Ana Bailao, conseillère municipale

Annonce provinciale

La première ministre Kathleen Wynne a toujours dit que le logement social faisait partie de ses priorités.

Le dernier budget contenait 60 millions de dollars pour construire de nouveaux logements abordables dans la province. Mais il n'y avait pas d'argent pour le programme torontois de rénovation des unités existantes.

La Société d'habitation de Toronto a dû condamner plus de 400 unités de logement abordableAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Société d'habitation de Toronto a dû condamner plus de 400 unités de logement abordable

Photo : CBC

De son côté, le ministre des Affaires municipales et du Logement, Ted McMeekin, doit faire une annonce non spécifiée, lundi, avec la présidente du Conseil du Trésor, Deb Matthews, concernant le logement abordable en Ontario.

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