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À la recherche de logements étudiants abordables

Evo Montréal a repris deux hôtels du centre-ville pour les transformer en résidences étudiantes privées.

Evo Montréal a repris deux hôtels du centre-ville pour les transformer en résidences étudiantes privées.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les étudiants de la métropole ont accès à de plus en plus de logements dans des résidences privées. Mais les loyers ne sont toutefois pas à la portée de toutes les bourses. Une entreprise d'économie sociale veut leur offrir une nouvelle option.

Un article de Bahador ZabihiyanTwitterCourriel et Marie-Eve CousineauTwitterCourriel

Le groupe Evo Montréal a transformé, il y a deux ans, deux hôtels de la métropole en résidences étudiantes, soit les anciens hôtels Delta Centre-Ville (Nouvelle fenêtre) et Holiday Inn Midtown. Plus d'un millier d'étudiants y habitent.

« Nous avons à peu près 50 % de Canadiens, ce qui inclut des gens aux alentours de Montréal, au Québec [...] et l'autre 50 %, ils sont de 60 pays différents », dit Christina Poon, présidente et directrice générale d'Evo Montréal. 

Le loyer est de 775 $ par mois en occupation double et 1200 $ pour une chambre individuelle (chauffage, électricité, Internet et gymnase inclus).

« Ça répond à un besoin, très certainement, dit Laurent Levesque, coordonnateur de l'Unité de travail pour l'implantation de logement étudiant (UTILE). Mais c'est vraiment un segment [de la clientèle étudiante] très très fin. »

Ces résidences étudiantes privées ne conviennent pas aux étudiants issus de milieux plus modestes, souligne Laurent Levesque.

Or, il manque 4000 places en résidences étudiantes à Montréal, selon le coordonnateur de l'UTILE, qui s'appuie sur une étude commandée par son organisme et menée par une firme en 2014.

« On a vraiment une sous-offre, entre 5000 à 6000 chambres en résidences, ce qui permet à seulement 3 % de la population étudiante de vivre en résidence, comparé à peu près 50 % à Boston. »

— Une citation de  Laurent Levesque, coordonnateur de l'Unité de travail pour l'implantation de logement étudiant (UTILE)

L'Îlot Voyageur était censé augmenter le nombre de logements étudiants de l'UQAM. Mais à la suite d'un fiasco financier, c'est un promoteur privé qui a repris les rênes du projet, dont la vocation a changé.

Le projet de l'Îlot Voyageur de l'UQAM a été repris par un promoteur privé, après le fiasco financier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le projet de l'Îlot Voyageur de l'UQAM a été repris par un promoteur privé, après le fiasco financier.

Photo : Radio-Canada

« À la base, ici, c'était supposé être 1200 chambres de logement étudiant. Puis là, il n'y en aucune qui a été construite, de toute évidence. On n'a aucun problème à ce que le promoteur les mette en marché au prix qu'il veut, mais la problématique demeure », dit M. Levesque.

C'est pourquoi son entreprise d'économie sociale veut collaborer avec les associations étudiantes et les promoteurs pour construire plus de logements étudiants.
La Ville soutient ces démarches.

« On a même signalé à l'UTILE qu'on était prêt à faire une contribution financière à des projets concrets », assure le conseiller municipal Russell Copeman, qui s'occupe du dossier de l'habitation.

Une annonce au sujet d'un partenariat important doit être faite la semaine prochaine, dit M. Levesque.

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