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Le collège Glendon a obtenu sa désignation en vertu de la Loi sur les services en français

Le RÉFO craint que des universités comme le Collège Glendon restent toujours associées à une université anglophone, dans ce cas-ci l'Université York.

Le RÉFO craint que des universités comme le Collège Glendon restent toujours associées à une université anglophone, dans ce cas-ci l'Université York.

Photo : Radio-Canada/Félix Brian Corriveau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Université York à Toronto a obtenu une désignation partielle en vertu de la Loi sur les services en français pour son campus du collège Glendon.

Un texte de Sophie HautcoeurTwitterCourriel

Dans une mise à jour du 1er mars d'un règlement de la Loi sur les services en français, la province indique que sont désignés : la prestation de programmes par le collège Glendon, les services de soutien aux études qui sont fournis aux étudiants par le collège et les services non liés aux études qui sont fournis aux étudiants par le collège Glendon, à l'exception des services de stationnement et de sécurité et à l'exception des services fournis par les clubs et organisations étudiants créés par le collège.

L'Office des affaires francophones de l'Ontario précise que l'Université York est tenue d'offrir les programmes académiques, les services aux étudiants et les services administratifs sur son campus du collège Glendon.

Ce que ça signifie pour Glendon :

  • L'accès aux services en français doit être garanti selon le principe de l'offre active.
  • La représentation au conseil d'administration et dans les comités doit refléter la population francophone desservie.
  • Les francophones doivent être représentés au sein de l'équipe de la haute direction d'une manière équitable et efficace.
  • Le conseil d'administration et la haute direction sont imputables de la qualité des services en français.

Source : Office des affaires francophones de l'Ontario

Alain Dupuis, directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien croit que cette désignation ne permettra pas d'offrir plus de services ou de programmes en français.

Il ne faut pas se leurrer, une désignation garantit les services existants, les protège, mais la communauté a été claire. Elle veut plus de programmes et elle veut gérer une université comme on gère des écoles, des conseils scolaires et deux collèges communautaires.

Une citation de :Alain Dupuis, directeur général du REFO

« Eux autres veulent s'assurer aussi qu'en désignant les programmes, ces programmes-là vont continuer alors ça leur donne une assurance », a confirmé Madeleine Meilleur, la ministre déléguée aux affaires francophones. « C'est pour justement dire haut et fort qu'on peut avoir des services en français à l'intérieur de cet établissement-là », a-t-elle ajouté.

« Une bonne nouvelle »

C'est un pas dans la bonne direction a estimé France Gélinas la porte-parole du NPD en matière d'affaires francophones.

« Pour moi c'est du positif. En demandant la désignation, c'est que tu viens de dire ouvertement que ces programmes-là vont être protégés par la Loi sur les services en français. Plus on aura de programmes universitaires en français protégés par la Loi sur les services en français, le mieux ce sera pour la population franco-ontarienne », a-t-elle affirmé.

Des questions demeurent

Selon le règlement de la province « les programmes menant à un grade de baccalauréat ès arts international (i.B.A.) ou à un grade de baccalauréat ès sciences international (i.B.Sc.) » sont exclus de la désignation et que « la désignation effectuée par le paragraphe se limite aux services fournis en personne par le collège Glendon au campus Glendon de l'université », ce qui soulève des questions pour Alain Dupuis.

Il veut notamment savoir pourquoi ces baccalauréats sont exclus et « si les cours en ligne sont exclus est que ça veut dire que les services de la bibliothèque ou les sites web sont exclus? ».

« Les désignations sont quand même très vagues et donc c'est ouvert à l'interprétation des établissements », s'inquiète Alain Dupuis qui se demande aussi si à l'intérieur des programmes désignés tous les cours seront offerts en français. « Par exemple un baccalauréat c'est 40 cours pendant quatre ans. Est-ce que ces 40 cours-là sont garantis. Est-ce que si un étudiant n'a pas accès à un cours dans la liste, est-ce qu'il va pouvoir faire une plainte », s'interroge-t-il.

Le collège Glendon est le cinquième établissement postsecondaire à recevoir la désignation en vertu de la Loi sur les services en français depuis juillet 2013 et le 6e en tout.

Les autres établissements postsecondaires désignés en Ontario :

  • Le Collège d'arts appliqués et de technologie La Cité collégiale en janvier 2014
  • Le Collège Boréal d'arts appliqués et de technologie (Collège Boréal) en mai 2008
  • L'Université de Hearst en juillet 2013
  • L'Université Laurentienne de Sudbury en juillet 2014 (désignation partielle)
  • L'Université d'Ottawa en septembre 2015 (désignation partielle)

Avec la collaboration d'Eve Caron

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