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Des scientifiques dénoncent un gros projet de GNL en Colombie-Britannique

L'île Lelu à l'embouchure de la rivière Skeena en Colombie-Britannique
L'île Lelu à l'embouchure de la rivière Skeena en Colombie-Britannique Photo: Brian Huntington
Radio-Canada

Dans une lettre ouverte à la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKeena, 135 scientifiques dénoncent un rapport qui minimise selon eux les risques écologiques d'un immense projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de Pacific NorthWest LNG à l'embouchure de la rivière Skeena dans le nord de la Colombie-Britannique.

Les auteurs de la lettre estiment que l'étude provisoire de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale sortie en février est « scientifiquement infondée ».

Le professeur Jonathan Moore de l'Université Simon Fraser dit qu'il ne s'agit pas d'appui ou de rejet du GNL, mais plutôt d'un rappel de l'intégrité scientifique lorsque sont prises des décisions.

Il est appuyé par l'ancien responsable de l'évaluation de l'habitat au ministère Pêches et Océans, Otto Langer, qui décrit le rapport comme « débordant de spéculation » et « d'idées chimériques ».

La lettre demande à Mme McKeena de rejeter ce projet qui menace de détruire la plus importante montaison de saumons de la province. « Vous ne pourriez pas trouver un pire endroit pour le risque aux poissons », ajoute Charmaine Carr-Harris de la commission Skeena Fisheries.

Pacific NorthWest LNG est détenu en majorité par le géant énergétique malaisien Petronas qui souhaite exporter le gaz naturel liquéfié de la Colombie-Britannique vers les marchés asiatiques.

Le gaz naturel liquéfié, principalement composé de méthane, est l'état liquide du gaz naturel. Pour obtenir ce résultat, il est refroidi à -160 °C et devient alors un liquide transparent et inodore.

Colombie-Britannique et Yukon

Environnement