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L'érosion va coûter cher aux Îles-de-la-Madeleine

Havre-Aubert aux Îles-de-la-Madeleine vu de la grave.

Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger

Radio-Canada

Il faudra investir pour protéger le site historique de La Grave, à Havre-Aubert, aux Îles-de-la-Madeleine.

Un texte de Michel-félix TremblayTwitterCourriel

C'est ce que propose le consortium Ouranos dans son « Analyse des options d'adaptation en zone côtière aux Îles-de-la-Madeleine », dont Radio-Canada a obtenu les grandes lignes. Ouranos suggère de recharger la plage avec du gravier, une option qui permettrait des bénéfices par rapport à la non-intervention de 37 millions de dollars.

Concrètement cela signifie que laisser ce site aux aléas de l'érosion ferait perdre 37M$. Ouranos étudie les coûts économiques, mais aussi environementaux et sociaux.

Ouranos estime qu'il est primordial de protéger cette zone en raison des retombées touristiques qu'elle génère. L'absence d'intervention dans ce secteur, considéré comme le coeur touristique de l'archipel, pourrait priver les Îles d'environ 40 millions de dollars en retombées économiques d'ici 50 ans, mentionne le rapport.

Par ailleurs, des résidences de deux autres secteurs étudiés par Ouranos, soit une partie du chemin Gros-Cap Est et le secteur de la plage municipale de Cap-aux-Meules, pourraient être déplacés, selon ce que propose le rapport. Il s'agirait de la solution la moins coûteuse pour contrer l'érosion.

Enfin, Ouranos suggère aux autorités de ne faire aucune intervention dans le secteur de Grande-Entrée.

Le maire des Îles, Jonathan Lapierre, admet que ces chiffres peuvent paraître inquiétants.

Ça révèle l'ampleur du travail à faire et le sérieux des défis liés à l'érosion des berges. Le secteur de la Grave est important il amène beaucoup de retombées économiques.

Jonathan Lapierre, maire des îles-de-la-Madeleine

« Il faut faire attention aux chiffres qui sont avancés dans le rapport Ouranos, ajoute-t-il. Il nous donne des indications, des outils pour la prise de décisions, mais aussi pour faire la démonstration auprès du gouvernement du Québec qu'il est rentable, entre guillemets, d'investir dans certains secteurs.

En complément : Écoutez ici les propos de Manon Circé, économiste principale chez Ouranos

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