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Le programme de formation et d'emploi de Winnipeg Harvest aide les femmes à sortir de la pauvreté

Le reportage de Samuel Rancourt
Radio-Canada

Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, Moisson Winnipeg souligne le travail de trois femmes qui ont participé à son programme de formation et d'emploi.

Un texte de Samuel RancourtTwitterCourriel

Rebecca Trudeau, 22 ans, fait partie de ces femmes. Elle a grandi au sein d'un ménage qui dépendait des services d'une banque alimentaire. « Nous n'avions pas d'argent. À l'école, à l'heure du repas, je mangeais avec d'autres jeunes qui avaient beaucoup de nourriture, mais moi je n'en avais pas », dit Rebecca.

Rebecca Trudeau travaille pour Moisson Winnipeg depuis l'âge de 17 ans.Rebecca Trudeau travaille pour Moisson Winnipeg depuis l'âge de 17 ans. Photo : ICI Radio-Canada/Samuel Rancourt

Selon une étude du Centre canadien de politiques alternatives datant de 2015, 100 000 Manitobains vivent dans la pauvreté. Ce sont les femmes célibataires âgées de moins de 65 ans qui représentent le groupe qui vit le plus dans la pauvreté, soit 19 pour cent. L'écart de pauvreté entre les sexes peut être en partie attribué aux disparités dans l'emploi et le revenu entre les hommes et les femmes. En 2011, le Centre canadien de politiques alternatives affirmait que 56 pour cent des familles dont les enfants sont sous la tutelle de mères monoparentales vivent dans la pauvreté.

Moisson Winnipeg affirme que les Canadiennes sont plus à risque de vivre dans la pauvreté que les Canadiens. L'organisme n'a toutefois pas de statistiques quant au nombre exact de femmes qui utilisent ses services. En 2015, 26 % de ses clients étaient des ménages. « Nous voyons que les femmes sont à la tête de plusieurs de ces ménages », dit Janelle Duerksen, directrice des services aux clients et à la communauté.

Moisson Winnipeg souligne le travail de trois de ces membres. (de gauche à droite) Rebecca Trudeau, Kerry Weyman et Jane Moses accompagnées de l'avocate pour les droits de la personne Sherri Walsh.Moisson Winnipeg souligne le travail de trois de ces membres. (de gauche à droite) Rebecca Trudeau, Kerry Weyman et Jane Moses accompagnées de l'avocate pour les droits de la personne Sherri Walsh. Photo : ICI Radio-Canada/Samuel Rancourt

À 17 ans, Rebecca Trudeau et sa mère, Kerry Weyman, ont été expulsées de leur appartement. Rebecca est allée vivre avec des colocataires. Afin de vaincre l'apathie, elle s'est impliquée au sein de Moisson Winnipeg. « Je n'étais pas contente dans cette situation de pauvreté quand j'étais jeune alors je voulais faire une différence pour d'autres personnes au Manitoba ».

Combiné à un diplôme de développement communautaire au Collège Red River, le programme de formation et d'emploi de Moisson Winnipeg a permis à Rebecca de devenir une employée occasionnelle au sein de l'équipe de Moisson Winnipeg. Aujourd'hui, elle s'occupe à temps plein d'un programme destiné aux jeunes élèves.

La mère de Rebecca, Kerry Weyman, 51 ans, s'est jointe à elle peu après. Kerry souffrait de problèmes physiques et mentaux. « Je ne pouvais plus sortir de la maison et j'étais déprimée », dit Kerry. Selon elle, le programme de formation et d'emploi lui a permis d'acquérir des compétences administratives. Aujourd'hui, Kerry est réceptionniste chez Moisson Winnipeg six jours par semaine.

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