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Les 4 chefs des principaux partis politiques au Manitoba. (en haut) Brian Pallister et Greg Selinger  (en bas) Rana Bokhari et James Beddome.

Les 4 chefs des principaux partis politiques au Manitoba. (en haut) Brian Pallister et Greg Selinger (en bas) Rana Bokhari et James Beddome.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les quatre principaux partis politiques du Manitoba présentent des candidats aux élections provinciales d'avril 2016. Découvrez les chefs.



Le chef du Parti vert du Manitoba, James Beddome

James Beddome est chef du Parti vert du Manitoba depuis 2008, à l'exception de deux ans pendant lesquels il s'est lancé en affaire.

Né en 1983 à Brandon, il est l'un des deux leaders de parti à ne pas siéger à l'Assemblée provinciale à l'heure actuelle. Mais contrairement à Rana Bokhari du Parti libéral, James Beddome a déjà l'expérience d'une campagne électorale. Il représentait le Parti vert dans la circonscription de Wolseley lors de l'élection provinciale de 2011. Il avait terminé deuxième avec 19,49% des votes, derrière le candidat du NPD Rob Altemeyer.

Âgé de 33 ans, cet avocat spécialisé en droit autochtone et environnemental a été élevé sur une ferme près de Rapid City, au nord de Brandon. Il a acquis de l'expérience en agriculture, entrepreneuriat, finance et comme consultant environnemental. Il aura cependant fort à faire pour tenter de faire gagner au Parti vert le tout premier siège de son histoire à l'Assemblée législative du Manitoba.

James Beddome se présente dans la circonscription Fort Garry-Riverview.

La chef du Parti libéral du Manitoba, Kana Bokhari

Élue à la tête du Parti libéral du Manitoba le 26 octobre 2013, Rana Bokhari n'a pas de siège à l'Assemblée provinciale à l'heure actuelle. Son premier objectif sera donc de se faire élire dans la circonscription winnipégoise de Fort Rouge. Son grand rêve est de réitérer l'exploit de Sharon Carstairs qui, en 1988, avait fait remporter 20 sièges aux libéraux.

Le défi qui attend Rana Bokhari s'annonce ardu. Jeune avocate née en 1977 à Anola, près de Winnipeg, elle connaît bien le monde rural et a promis de faire grossir son parti, mais elle a peu d'expérience politique. Cette faiblesse pourrait lui être fatale alors qu'elle affronte un candidat vedette du Nouveau Parti démocratique dans Fort Rouge, Wab Kinew.

Quasiment inconnue du grand public lorsqu'elle a pris la tête du parti, elle a réussi à se faire une place au côté du seul député libéral siégeant à l'Assemblée, l'ex-chef du parti Jon Gerrard.

Reste que si la tâche de Rana Bokhari s'avère délicate pour cette élection provinciale, elle pourra peut-être espérer des retombées issues de la popularité de Parti libéral au niveau fédéral.

Le chef du Parti progressiste-conservateur du Manitoba, Brian Pallister

Chef de l'opposition officielle à l'Assemblée législative provinciale, Brian Pallister est à la tête du Parti progressiste-conservateur du Manitoba depuis juillet 2012. À l'époque seul candidat en lice, il a remplacé Hugh McFadyen qui avait démissionné après la défaite de son parti aux élections provinciales de 2011.

Brian Pallister est né en 1954 à Portage-la-Prairie. Il a été élu à l'Assemblée législative lors de l'élection partielle de 2012 dans la circonscription de Fort Whyte. Il avait alors récolté 55% des suffrages, devant le candidat libéral Bob Axworthy.

Cet ancien professeur est loin d'être un novice en politique : il a oeuvré au provincial et au fédéral.

Il a été élu pour la première fois en 1992 à l'Assemblée législative du Manitoba comme député du Parti progressiste-conservateur du Manitoba, puis réélu en 1995. Il a été membre du Cabinet au sein du gouvernement provincial de Gary Filmon de 1995 à 1997, en tant que ministre des Services gouvernementaux. Il a démissionné en 1997 afin de se lancer en politique fédérale. Il a alors gagné l'investiture du Parti progressiste-conservateur face à Paul-Émile Labossière dans la circonscription Portage-Lisgar pour l'élection fédérale de 1997. Il a cependant perdu face au candidat du Parti réformiste, Jake Hoeppner.

En 1998, il a brigué la direction du Parti progressiste-conservateur du Canada, mais a terminé 4e. Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre Joe Clark en 2000, il a annoncé son intention de se présenter à l'élection fédérale avec une double approbation des associations du Parti progressiste-conservateur et de l'Alliance canadienne. N'obtenant aucune réponse, il a alors quitté le Parti progressiste-conservateur pour rejoindre l'Alliance canadienne, avec laquelle il a remporté l'élection dans Portage-Lisgar.

L'Alliance canadienne et le Parti progressiste-conservateur ont fusionné en 2003. Brian Pallister a représenté la circonscription fédérale Portage-Lisgar à la Chambre des communes à Ottawa entre 2000 et 2008, année où il a décidé de quitter la vie politique pour des raisons familiales, jusqu'à son retour en 2012.

Le chef du Nouveau Parti démocratique du Manitoba, Greg Selinger

Élu comme conseiller municipal de Saint-Boniface en 1989, Greg Selinger a tenté de se faire élire en tant que maire de Winnipeg en 1992. Il est arrivé deuxième derrière Susan Thompson.

Greg Selinger s'est lancé en politique provinciale quelques années plus tard sous l'étiquette du Nouveau Parti démocratique et est devenu, en 1999, député provincial dans la circonscription de Saint-Boniface. Sous le premier gouvernement néo-démocrate de Gary Doer, Greg Selinger a occupé les postes de ministre des Finances et ministre responsable des Services en langue française.

Il est ensuite devenu le 21e premier ministre du Manitoba en 2009 en succédant à Gary Doer, nommé ambassadeur du Canada aux États-Unis.

Ce natif de Regina a déménagé à Winnipeg alors qu'il était enfant, sa famille ayant élu domicile dans le quartier Saint-James.

Âgé de 65 ans, Greg Selinger a fait des études de travailleur social à l'Université du Manitoba, avant d'obtenir une maîtrise en administration publique de l'Université Queens à Kingston, en Ontario, puis de faire un doctorat à la London School of Economics au Royaume-Uni.

À la tête de la province depuis sept ans, Greg Selinger a dû faire face aux graves inondations de 2011, les plus importantes en 150 ans à frapper le Manitoba.

Sa décision d'augmenter de 7 à 8% la taxe de vente provinciale, en 2013, a cependant plombé sa popularité. En perte de vitesse dans les sondages, sa gouvernance a été contestée au sein même de son parti. Une fronde, menée par l'ancienne ministre de l'Emploi et de l'Économie, Theresa Oswald, a conduit à la démission de cinq de ses ministres à l'automne 2014. Greg Selinger est parvenu à se maintenir à la tête du NPD provincial de justesse en mars 2015 en remportant la course à la direction avec 33 voix d'avance sur Theresa Oswald.

Le 19 avril prochain, il aura notamment face à lui Mamadou Ka : l'ancien président de la Société franco-manitobaine se présente comme candidat conservateur dans la circonscription de Saint-Boniface.

Élections Manitoba 2016 : Boussole électorale

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