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Aide médicale à mourir : un long processus juridique et médical pour les Albertains

Le 6 février 2015, la Cour suprême du Canada a déterminé qu'un médecin pourra légalement aider un patient à s'enlever la vie.

Le 6 février 2015, la Cour suprême du Canada a déterminé qu'un médecin pourra légalement aider un patient à s'enlever la vie.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un militant de Calgary pour l'aide médicale à mourir s'inquiète que, d'ici le 6 juin, les Albertains qui désirent avoir recours à l'aide médicale à mourir auront beaucoup de difficultés à trouver le personnel médical nécessaire dans la province. Le 6 juin est la date de l'entrée en vigueur du jugement Carter autorisant l'aide médicale à mourir. 

Un peu plus tôt cette semaine, une femme de Calgary, atteinte de la maladie de Lou Gehrig s'est prévalue de son droit à l'aide à mourir. Elle avait obtenu une exemption à la loi de la Cour du Banc de la Reine de l'Alberta. La Calgarienne avait dû se rendre à Vancouver en Colombie-Britannique pour trouver des médecins prêts à l'aider.

Brad Peters du groupe de pression Dying with Dignity Canada dit qu'il connaît un individu atteint de la SLA ayant déposé une demande pour mettre fin à ses jours avec l'aide d'un médecin.  « La personne nous a confié que le processus est très dispendieux, dit-il. Le problème du coût élevé des frais juridiques est également survenu pour la femme de Calgary. Il existe une barrière financière pour les individus voulant faire une demande. »

Au-delà des frais juridiques, l'individu doit aussi trouver le personnel médical voulant l'aider, car le Collège des médecins et chirurgiens de l'Alberta dit qu'il revient à ses membres de décider s'ils veulent accepter les demandes d'aide à mourir.

Pour sa part, le Collège des pharmaciens de l'Alberta suggère à ses membres de consulter un service juridique sur la question.

Finalement, le Collège et Association des infirmières de l'Alberta a rédigé des pratiques et les infirmiers et infirmières de la province ne peuvent agir sous la loi existante.

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