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Des vêtements en kevlar pour se protéger contre les agressions d'élèves

Élèves en classe

Salle de classe.

CBC

Le syndicat des enseignants anglophones du Nouveau-Brunswick (NBTA) affirme que certains de ses membres portent des vêtements faits de kevlar pour se protéger contre des situations violentes en salle de classe.

Le kevlar est une fibre très résistante qui entre notamment dans la fabrication de gilets pare-balles.

Guy Arseneault, président de la NBTA

Guy Arseneault, président de la NBTA

Photo : NBTA

Selon le président de la NBTA, Guy Arseneault, la politique d'inclusion scolaire au N.-B. et son application inégale ont créé des situations de violence dans les salles de classe.

D'ailleurs, révèle-t-il, une enseignante l'a appelé pas plus tard que mercredi soir pour lui signaler qu'elle avait été frappée par deux élèves différents dans la matinée. Un peu plus tard le même jour, elle a encore reçu un coup de pied et un coup de poing.

Des enseignants sont obligés de trouver des façons de se protéger contre cette violence quotidienne, selon lui.

On nous dit que certains enseignants doivent porter du kevlar à cause de la tendance de certains élèves à mordre et des coups de pied et de poing lancés par d'autres.

Guy Arseneault, président de la NBTA

Pas de données sur le phénomène

Un porte-parole du syndicat, Larry Jamieson, affirme que les règles sur la confidentialité l'empêchent de révéler le nombre d'enseignants qui portent du kevlar ou qui prend en charge le coût de ces vêtements.

Les mêmes règles l'empêchent d'être plus précis sur l'ampleur du phénomène de la violence dans les salles de classe. Il reconnaît que le syndicat n'a pas de données précises sur le phénomène, mais précise qu'il reçoit quand même des témoignages anecdotiques d'enseignants.

« On a également recommandé à certains enseignants, dans certaines situations, de porter de l'équipement de protection comme du kevlar lorsqu'ils travaillent auprès d'un élève en particulier ou d'un groupe d'élèves. », dit-il.

Une révision de la politique d'inclusion est exigée

La NBTA demande au ministère de l'Éducation de mener une révision de la politique sur l'inclusion scolaire et de la façon dont elle est appliquée dans les écoles de la province.

Cette politique, adoptée en 1986 et mise à jour en 2013, spécifie que tous les élèves, quelle que soit leur condition, sont en mesure d'apprendre et qu'ils ont tous droit, sans égard à des handicaps physiques ou intellectuels, à une éducation dans une salle de classe composée de jeunes de leur âge.

Selon Guy Arseneault, les enseignants ne sont pas opposés à la politique de l'inclusion, mais ils croient qu'elle peut être améliorée. « Nous disons qu'il faut mettre cette politique en pratique, mais il fait aussi s'assurer que les appuis existent. »

Dans un courriel envoyé à CBC, le ministre de l'Éducation Serge Rousselle affirme avoir reçu la lettre de la NBTA sur le sujet et précise que son gouvernement y répondra prochainement.

Il écrit aussi que son gouvernement est déterminé à fournir à chaque élève l'éducation qui répond à ses besoins.

Acadie

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