•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Ontario veut mousser le sociofinancement

Le ministre ontarien des Finances, Charles Sousa
Le ministre ontarien des Finances, Charles Sousa Photo: Radio-Canada/Philippe de Montigny
Radio-Canada

Le sociofinancement, soit des campagnes de dons et d'investissements sur Internet, devrait prendre plus d'ampleur en Ontario, selon le ministre des Finances. C'était le message de Charles Sousa aujourd'hui pendant un sommet sur le sujet à Toronto.

Un texte de Philippe de MontignyTwitterCourriel

De nouvelles règles provinciales sont entrées en vigueur en janvier pour encadrer l'industrie, mais certains s'inquiètent du fait que des plateformes, comme Indiegogo et Kickstarter, soient toujours non réglementées.

Au Canada, plus de 280 millions de dollars ont été amassés grâce au sociofinancement l'an dernier, selon un rapport de la firme de consultants dans le domaine Massolution. Cette somme est plus de deux fois plus élevée que le montant amassé l'année précédente.

En janvier, le gouvernement ontarien a mis en application de nouvelles règles pour encadrer le sociofinancement qui permet la vente d'actions :

  • Les entreprises peuvent amasser jusqu'à 1,5 million de dollars par année
  • Un individu peut investir jusqu'à 2500 $ par projet, jusqu'à concurrence de 10 000 $ par année

L'Ontario est bien placé pour en faire beaucoup plus. Le sociofinancement répond à un grand besoin.

Charles Sousa, ministre des Finances

Une autre porte de financement

Pour l'entrepreneur québécois Mario Dubuc, aller chercher du financement pour commercialiser ses nouvelles voitures sport électriques a été difficile, voire décourageant.

On a passé deux ans à frapper à des portes, aller voir des anges, c'était tout le temps des non.

Mario Dubuc, entrepreneur en automobile

Il s'est donc tourné vers un site américain de sociofinancement, StartEngine, pour amasser les 25 millions de dollars américains dont il avait besoin.

En quelques semaines, l'entreprise a obtenu quelques millions, selon Mario Dubuc. Ce dernier espère maintenant lancer sa production de voitures à l'automne 2017 et vendre une centaine de véhicules dans la première année.

Risque pour les investisseurs

Toutefois, les nouvelles règles provinciales ne s'appliquent pas à des sites populaires comme Indiegogo ou Kickstarter, ce qui représente un risque pour les investisseurs. Le directeur général de l'Association canadienne pour le sociofinancement, Craig Asano, s'inquiète par ailleurs du manque de transparence de ces sites.

« En examinant des campagnes Kickstarter, par exemple, il faut être un acheteur averti », affirme-t-il.

Il précise toutefois que la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario cherche à mieux réglementer le sociofinancement. Il siège notamment à un comité de la Commission qui se penchera sur cette industrie.

Ontario

Politique provinciale