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Les appuis à Énergie Est varient grandement d'une région à une autre

Le trajet de l'oléoduc Énergie Est de TransCanada (archives)

Le trajet de l'oléoduc Énergie Est de TransCanada (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nouveau sondage réalisé en ligne par l'Institut Angus Reid suggère que 64 % des Canadiens sont en faveur du projet d'oléoduc Énergie Est, mais ces appuis varient énormément selon les régions.

La proposition visant à transporter du brut de l'Alberta vers le Canada atlantique est majoritairement soutenue en Alberta et en Saskatchewan, où 87 % et 78 % des personnes interrogées, respectivement, ont dit appuyer le projet. Ces deux provinces productrices de pétrole souhaitent pouvoir livrer leur brut aux marchés internationaux, ce que permettrait de faire Énergie Est avec un terminal d'exportation à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Les habitants des provinces de l'Atlantique soutiennent Énergie Est à 66 %.

Au Québec, cependant, l'appui au projet ne s'élève qu'à 48 %.

Angus Reid a également demandé aux participants s'ils appuyaient les maires de la région de Montréal, qui ont manifesté en janvier dernier des inquiétudes quant aux effets environnementaux qu'aurait l'oléoduc. Encore une fois, les divisions régionales ont été marquées, les Albertains appuyant les maires à seulement 11 %, contre 58 % chez les Québécois.

La carte de l'oléoduc Énergie-Est.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La carte de l'oléoduc Énergie-Est.

Photo : ICI Radio-Canada

Qui doit trancher?

Les tensions régionales se sont accentuées cette semaine, après que Québec eut réclamé une injonction visant à forcer TransCanada, l'entreprise derrière le projet, à respecter les lois environnementales de la province.

Lorsqu'on leur a demandé si le gouvernement fédéral devrait prendre la décision finale au sujet des oléoducs ou si les gouvernements locaux devraient pouvoir les bloquer, une mince majorité de participants, 54 %, ont jugé qu'Ottawa devrait avoir le dernier mot.

Encore une fois, on note une différence marquée entre les provinces : 72 % des habitants de l'Alberta et 79 % de ceux de la Saskatchewan estiment que le gouvernement fédéral devrait trancher. Le Québec et la Colombie-Britannique ont été les seules provinces où l'opinion contraire était plus populaire : 59 % et 61 % des participants, respectivement, croient que les gouvernements locaux devraient pouvoir empêcher la construction de pipelines sur leur territoire.

À l'échelle nationale, la majorité des personnes interrogées, 59 %, croient que les oléoducs seront éventuellement construits, même si les projets sont ralentis par l'opposition locale.

Plus de 1500 participants ont répondu, du 2 au 5 février ainsi que le 26 février, à un grand éventail de questions sur le climat et l'énergie.

Les participants font partie du forum Angus Reid, un panel de 130 000 Canadiens qui participent à des sondages et à des discussions. L'Institut Angus Reid précise que le forum inclut des gens de chaque groupe démographique majeur et que les membres reçoivent une petite compensation financière, de 1 à 5 $, lorsqu'ils répondent à un sondage.

L'Association de la recherche et de l'intelligence marketing juge qu'il est impossible d'attribuer une marge d'erreur à un sondage réalisé en ligne puisque la méthode d'échantillonnage est non probabiliste.

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