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La peur de Trump... et la terre promise canadienne

Donald Trump

Donald Trump

Photo : Reuters / Scott Audette

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Donald Trump fait peur à de nombreux Américains, autant démocrates que républicains. Certains se disent même prêts à quitter leur pays si le milliardaire controversé remplace Barack Obama à la Maison-Blanche. Destination : Canada!

Un texte de Gaétan PouliotTwitterCourriel

Grand vainqueur du super mardi, Donald Trump a voulu rallier les militants républicains à sa candidature. « Je suis un rassembleur. Je sais que les gens vont avoir du mal à le croire », a dit celui qui veut faire construire un mur à la frontière mexicaine, déporter 11 millions de sans-papiers et interdire l'entrée des musulmans aux États-Unis.

Au cours de cette soirée, de nombreux Américains, probablement inquiets, se sont tournés vers Google pour savoir comment immigrer au Canada.

Simon Rogers, employé chez Google, a relayé cette tendance dans les médias sociaux. « Les recherches "comment déménager au Canada" sur Google ont augmenté de 350 % dans les quatre dernières heures », écrivait-il sur son compte Twitter en fin de soirée.

Les résultats du super mardi poussent aussi le conseiller municipal de Toronto Norm Kelly à inviter les Américains qui le suivent sur Twitter à visiter le site d'Immigration Canada.

Un message relayé plus de 47 000 fois.

Le site d'Immigration Canada surchargé?

À la suite du super mardi, des médias ont souligné que le site d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada avait des problèmes techniques. Le site a-t-il été surchargé par des requêtes d'Américains apeurés par une éventuelle élection de Donald Trump? Pas du tout.

« Les délais au moment de l'utilisation du site web d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada sont le résultat d'un problème technique interne [...] Nous travaillons depuis quelques semaines à le résoudre. Les problèmes ne sont pas liés à des facteurs externes ni à une augmentation du nombre de visites », indique le ministère fédéral dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

Le site d'Immigration Canada a malgré tout reçu la visite de milliers d'Américains mardi soir. À 22 h, plus de 10 000 personnes vivant aux États-Unis consultaient le site Internet, alors qu'on en compte 2000 normalement à cette heure, indique le ministère.

Des célébrités contre Trump 

Le révérend Al SharptonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le révérend Al Sharpton

Photo : Reuters / Mike Segar

Cette peur du magnat de l'immobilier ne date pas du super mardi. Des célébrités avaient déjà annoncé leur volonté de quitter leur pays s'il était porté au pouvoir.

Entre autres :

  • Al Sharpton
  • Cher
  • Jon Stewart
  • Rosie O'Donnell
  • Samuel L. Jackson
  • Whoopi Goldberg

Par exemple, le révérend Al Sharpton, connu pour son engagement politique en faveur des droits civiques, n'a pas caché son intention de quitter les États-Unis.

« Si Donald Trump remporte l'investiture, je suis prêt à soutenir n'importe qui. Je vais aussi réserver mon billet pour quitter [le pays] s'il gagne, juste parce qu'il va probablement me déporter de toute manière », a-t-il dit dans une entrevue.

Mercredi, le célèbre moteur de recherche nous annonçait d'ailleurs que le nombre de recherches pour « déménager au Canada » était le plus important de son histoire.

Du déjà vu

Cet intérêt pour le Canada rappelle l'élection présidentielle de 2005. Après la réélection de George W. Bush, le nombre d'Américains ayant visité le site d'Immigration Canada était passé d'une moyenne de 20 000 à 115 000 personnes.

Si certains sont passés à l'action, le nombre d'Américains qui ont immigré au pays est cependant demeuré stable en 2006 par rapport aux années précédentes.

Comme quoi la menace de quitter les États-Unis pour le Canada n'est peut-être que du chantage, même si la peur de Trump est bien réelle.

Cap-Breton, terre promise?

Un animateur de radio du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, a lancé un site web humoristique pour vendre l'idée aux Américains de venir s'installer au Cap-Breton si Donald Trump est élu à la présidence des États-Unis.

Résultat : le bureau touristique Destination Cap-Breton est inondé de demandes d'information. Il a même embauché trois employés de plus pour répondre aux nombreuses demandes.

Le réseau CNN s'intéresse à ce phénomène. Une équipe de la chaîne de télévision américaine est dans la région pour préparer un reportage sur le sujet.

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