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Ottawa pressé d'agir rapidement dans la lutte contre les changements climatiques

Le premier ministre Justin Trudeau à la Chambre des communes

Le premier ministre Justin Trudeau à la Chambre des communes

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est aujourd'hui que Justin Trudeau et les premiers ministres des provinces et des territoires se rencontrent à Vancouver. La lutte contre les changements climatiques occupera une place de choix au menu des discussions. Certains croient qu'Ottawa doit agir rapidement pour adopter une stratégie nationale qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Un texte de Raphaël Bouvier-AuclairTwitterCourriel

La ministre fédérale de l'Environnement a déclaré, en début de semaine, qu'elle aimerait que les pourparlers qui seront entamés avec les partenaires provinciaux et territoriaux à partir de cette semaine puissent porter leurs fruits dans un avenir rapproché. L'objectif : six mois.

Pour le professeur Mark Jaccard de l'Université Simon Fraser, expert des questions climatiques, Ottawa ne doit pas traîner dans l'élaboration de sa stratégie. S'il juge normal « qu'au début le gouvernement fédéral essaie de discuter avec les provinces », il ajoute que cela peut devenir dangereux si les discussions durent deux ou trois ans.

Mark Jaccard, professeur à l'Université Simon Fraser.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mark Jaccard, professeur à l'Université Simon Fraser.

À la conférence Globe 2016 qui se déroule à Vancouver, de nombreux entrepreneurs qui travaillent dans le domaine environnemental ou dans celui des technologies vertes se sont donné rendez-vous. Parmi eux, Yvan Champagne de l'entreprise Blue Source Canada, qui investit au Canada et aux États-Unis dans des projets permettant la réduction d'émissions de gaz à effet de serre.

Yvan Champagne suit avec intérêt les discussions politiques qui se déroulent en marge de la conférence à laquelle il participe. Il croit qu'une stratégie unifiée de lutte contre les changements climatiques pourrait être bénéfique pour son entreprise. 

Il donne en exemple les crédits de carbone vendus pour les tonnes excédentaires en Alberta. « S'il y avait un changement de gouvernement, la vente de ces crédits pourrait être mise en danger », note-t-il, ajoutant que s'il y avait une cohérence entre les différents systèmes qui existent au Canada, cela serait rassurant. 

Yvan Champagne, de Blue Source CanadaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yvan Champagne, de Blue Source Canada

Photo : Raphaël Bouvier-Auclair/Radio-Canada

La question de la cible

Après son élection et à la Conférence de Paris sur les changements climatiques, Justin Trudeau parlait de la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre présentée par le gouvernement conservateur comme d'un « plancher ».

Cible de réduction des GES des conservateurs : Réduction de 30 % des émissions d'ici 2030 par rapport au niveau de 2005.

Depuis, son gouvernement n'a toujours pas revu cet engagement, mais cela n'inquiète pas le professeur Mark Jaccard. Plus que la détermination de la cible, il estime important de s'attarder « aux moyens et aux politiques » pour réduire les émissions de GES. 

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