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22e Traversée du Lac Abitibi : plus de 80 km de grands froids et d'autarcie en ski de fond

Radio-Canada

Mercredi 2 mars dernier débutait la 22e Traversée du lac Abitibi, une épreuve de plus de 80 kilomètres où des fondeurs téméraires partis de Eades, en Ontario, ont mis quatre jours pour joindre la plage de Palmarolle, en Abitibi-Ouest. Ils y sont arrivés sains et sauf samedi dernier, 5 mars.

Mercredi 2 mars dernier débutait la 22e Traversée du lac Abitibi, une épreuve de plus de 80 kilomètres où des fondeurs téméraires partis de Eades, en Ontario, ont mis quatre jours pour joindre la plage de Palmarolle, en Abitibi-Ouest. Ils y sont arrivés sains et sauf samedi dernier, 5 mars.

Le départ a été donné dans un chemin forestier à proximité de Eades, dans le nord de l'Ontario. Les participants de cette épreuve sont partis avec des vivres qui devaient leur permettre d'effectuer la traversée en quatre jours. Ils ont passé trois nuits dans des tentes « à proximité des îles, pour être à l'abri du vent », précise France Lemire, qui faisait partie du cortège. Certaines nuits, le mercure oscillait autour des -30°C.

Que ce soit à la boussole ou au GPS, « c'est vraiment l'aventure », poursuit cette habituée de la Traversée du lac Abitibi, que la passion du plein air a menée à la découverte de volcans, de montagnes, de lacs et de sentiers aux quatre coins de la planète et qui garde un attachement particulier pour cette épreuve dans sa région natale. 

Une épreuve ardue

Les fondeurs ont parcouru une vingtaine de kilomètres par jour, une épreuve qui, malgré le plat, s'avère assez exigeante avec tout l'équipement à traîner et les tâches à accomplir chaque jour, telle que la préparation du terrain pour l'installation des tentes ou encore le chauffage de l'eau nécessaire à la préparation de la nourriture et à l'hydratation des participants.

À cela s'ajoutent le froid et l'humidité, le « pire ennemi » des participants selon France Lemire, qui préconise la superposition de plusieurs couches de vêtements pour combattre ces deux facteurs. Les coureurs s'arrêtent également une dizaine de minutes chaque heure, « pour grignoter et boire de l'eau » afin de permettre au corps de produire chaleur et énergie.

France Lemire lors d'une sortie en ski de fond par temps froidFrance Lemire lors d'une sortie en ski de fond par temps froid Photo : Facebook : France Lemire

« [Ce sont] des bonnes journées. On se lève de bonne heure. [On] ne chôme pas du tout. [...] Quand on arrive le soir, il faut taper la neige avec nos skis ou une paire de raquettes pour installer nos tentes. Et toute la soirée, on fait chauffer de l'eau pour avoir deux litres d'eau par personne le lendemain et pour se nourrir le soir », énumère l'aventurière, qui a participé à la Traversée du lac Abitibi une dizaine de fois.

Donc, ce n'est pas de tout repos, mais c'est extraordinaire. Ce sont des moments de partage et de dépassement [de soi] extraordinaires. [...] C'est comme un voyage à l'intérieur de soi et des partages uniques avec les gens. On est tellement à l'écoute des besoins de chacun, on s'entraide tellement... Il y a comme des amitiés coup de foudre qui se créent sur le lac.

France Lemire, participante de la 22e Traversée du lac Abitibi

Abitibi–Témiscamingue

Société