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L’étiquette féministe, un débat peu utile pour Philippe Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard a défendu l'entente conclue avec Air Canada au sujet de la poursuite dans le dossier d'Aveos.

Le premier ministre Philippe Couillard a défendu l'entente conclue avec Air Canada au sujet de la poursuite dans le dossier d'Aveos.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La conversation entourant l'étiquette féministe que refusent de porter les ministres Lise Thériault et Stéphanie Vallée n'intéresse guère Philippe Couillard. « Ce n'est pas un débat utile pour moi », a résumé le premier ministre du Québec en entrevue à Vancouver, mardi soir.

« Le débat véritable, c'est de croire profondément à des gestes concrets pour assurer l'égalité des chances, l'égalité des occasions, la progression des femmes dans la société », insiste-t-il. 

M. Couillard se trouve dans la métropole britanno-colombienne pour participer à des rencontres avec ses homologues provinciaux et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, qui se dit résolument féministe. Lorsqu'on demande au premier ministre du Québec s'il se décrirait ainsi, il esquive la question: « Je ne voudrais pas qu'on embarque sur les étiquettes. »

« L'important pour moi, c'est l'action, et qu'on croie profondément à l'égalité, à l'égalité des femmes, à la possibilité d'accéder à n'importe quel poste, à n'importe quel type de profession, enchaîne-t-il. Et c'est de cette façon-là, je crois, que beaucoup de femmes, maintenant, voient les choses aussi », suggère M. Couillard.

Il cite en exemple la nouvelle ministre de la Condition féminine, Mme Thériault, qui s'est attiré son lot de critiques après avoir confié en entrevue avec La Presse Canadienne qu'elle refusait de porter l'étiquette de féministe. « Je pense que si vous regardez, par exemple, [Lise] Thériault, sa vie même est un témoignage de la capacité des femmes d'accéder aux plus hautes fonctions, et on veut rendre ça possible pour toutes les femmes », fait valoir le premier ministre.

Mercredi, dans une lettre ouverte publiée dans La Presse +, Mme Thériault a rectifié le tir en soulignant qu'elle est bel et bien féministe, mais « à sa manière » - sans opposer les hommes et les femmes.

La ministre affirme qu'elle ne souscrit pas à la vision « polarisante » de certaines féministes qui veulent affronter les hommes plutôt que les inclure dans leur cause. Elle dit défendre un féminisme « inclusif et rassembleur » pour assurer « l'égalité de fait » entre les hommes et les femmes.

La prédécesseure de Mme Thériault à la barre du ministère, Stéphanie Vallée, a quant à elle réclamé le droit de militer pour l'égalité homme-femme sans pour autant porter l'étiquette de féministe. « Je suis davantage une humaniste, c'est davantage ce qui m'anime », a-t-elle dit en entrevue avec La Presse Canadienne, mardi.

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