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De nouveaux forfaits télé pour les consommateurs canadiens

Le reportage d'Ève Couture
La Presse canadienne

À compter du mardi 1er mars, les sociétés canadiennes de câble et de satellite devront offrir à leurs abonnés un service de télévision de base ne coûtant pas plus de 25 $ par mois.

Si la nouvelle réglementation pouvait plaire à certains abonnés, elle déplaît à un groupe de pression qui estime que les consommateurs auront ultimement un choix de canaux moins grand. Selon Les Amis de la radiodiffusion, la grande majorité des téléspectateurs verront une augmentation de leur facture sous le nouveau régime de forfaits à la carte.

Le CRTC oblige dorénavant les entreprises du câble et du satellite à offrir les canaux sur une base individuelle ou dans des forfaits allant jusqu'à 10 canaux. À compter du 1er décembre, les entreprises devraient offrir les deux options à la fois.

Le forfait dit « abordable » devrait comprendre au moins 10 stations de télé locales et régionales, ainsi que des canaux éducatifs. Cette obligation disparaîtra le 1er décembre.

Selon le porte-parole des Amis de la radiodiffusion, Ian Morrison, seuls quelques consommateurs qui ne regardent pas beaucoup la télévision pourront profiter du nouveau cadre réglementaire. À long terme, le choix sera moins grand parce que certaines chaînes qui ne seront plus financées par l'entremise des frais d'abonnement disparaîtront.

Au début, on pense pouvoir sauver quelques dollars sur sa facture de câble ou de satellite, mais à la fin on se retrouve avec moins de chaînes canadiennes.

Ian Morrison, porte-parole des Amis de la radiodiffusion.

Des différences d'un fournisseur à l'autre

Si certains des plus importants fournisseurs comme Bell, Rogers et Telus attendent jusqu'au 1er mars pour dévoiler leurs nouveaux forfaits, d'autres, comme Vidéotron, annoncent déjà sur leur site Internet leur service de base à 25 $. L'entreprise québécoise, contrairement à l'opérateur canadien Shaw, n'offre aucune chaîne américaine sur son service de base.

Peter Miller, un consultant, rappelle que les études de marché réalisées par Nordicity à la fin de 2015 avaient indiqué qu'un petit pourcentage de téléspectateurs canadiens opterait pour les services de base au cours des prochaines années. « La majorité des Canadiens conserveront leur forfait actuel, car ils regardent un grand nombre de chaînes », avance-t-il.

Nous estimons que d'ici 2020, 15 % des Canadiens opteront pour les plus petits forfaits.

Peter Miller, consultant.

Le CRTC soutient que ce nouveau régime est axé sur le choix pour les consommateurs et non le coût des services.

L'organisme reconnaît néanmoins que dans un environnement à la carte, certaines chaînes coûteront plus cher sur une base individuelle, car elles ne se partageront plus les revenus provenant des forfaits plus importants. Ainsi, le coût pour s'abonner à certaines chaînes pourrait être supérieur aux prévisions.

Économie