•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Brésiliens contre l'avortement en cas de foetus microcéphale

Niño con microcefalia y otras anormalidades neurológicas en América Latina.

Photo : CBC/Ueslei Marcelino/Reuters

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une majorité de Brésiliens s'opposent au fait de permettre aux femmes enceintes dont le foetus a un diagnostic de microcéphalie de se faire avorter, révèle un sondage publié lundi.

La microcéphalie est une malformation du cerveau qui serait liée au virus Zika, qui se propage présentement à un rythme inquiétant dans certains pays d'Amérique du Sud.

Le sondage publié par le journal Folha de Sao Paulo indique que 51 % des participants se sont dits contre le fait de modifier la loi antiavortement du Brésil, même dans les cas où la microcéphalie du foetus est confirmée. Seulement 39 % des 2678 personnes interrogées dans 171 municipalités étaient d'accord.

L'avortement est illégal au Brésil, sauf dans des cas de viol, de risque pour la vie de la mère ou de risque d'anencéphalie, soit l'absence partielle ou totale du cerveau, du crâne et du cuir chevelu. En pratique, les femmes plus aisées vivant près des villes ont accès relativement facilement à l'avortement en clinique privée. Les plus pauvres doivent se tourner vers des méthodes maison clandestines et potentiellement dangereuses.

Dans la foulée de l'éclosion de l'épidémie de Zika, les chercheurs et des défenseurs des droits des femmes ont annoncé leur intention de déposer une pétition à la Cour suprême du Brésil, afin de permettre l'accès à l'avortement aux femmes qui ont contracté le virus. Les Nations unies ont aussi exhorté les pays touchés par l'épidémie à revoir leurs lois.

En ce moment, une femme qui interrompt sa grossesse risque une peine d'emprisonnement de un à trois ans. Un politicien brésilien a proposé de remettre des peines plus sévères aux femmes qui se font avorter de foetus microcéphales.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !