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Bernard Angers 1939-2016

Bernard Angers est décédé

L'ex-recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), M. Bernard Angers, est mort lundi matin des suites du cancer. Il avait 76 ans.

Né à Jonquière, il obtient sa maîtrise en économie de la prestigieuse London School of Economics en 1965.

De retour au pays, il entreprend une carrière dans la fonction publique québécoise qui le mènera jusqu'au poste de sous-ministre du Revenu, poste qu'il occupera de 1986 à 1993.

Par la suite, il sera désigné recteur de l'UQAC, rôle qu'il assumera jusqu'au 30 septembre 2001.

Bernard Angers aura occupé diverses autres fonctions. Il a notamment présidé le comité de transition chargé de préparer la création de la ville fusionnée de Saguenay, en 2002.

Il a aussi présidé plusieurs conseils d'administration, dont ceux du Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium (CQRDA) et du Camp musical du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il était membre de l'Ordre des Vingt et un et de l'Ordre de la Pléiade.

Témoignages

Lucien Bouchard a tenu à livrer un témoignage à l'annonce de la mort de celui qu'il qualifie de grand serviteur de l'État.

Lucien BouchardLucien Bouchard Photo : ICI Radio-Canada/Martin Labbé

Bernard Angers et lui ont mené des vies parallèles, depuis le collège de Jonquière en passant par l'Université Laval, où ils ont demeuré quatre ans dans la même maison de chambres. « Il a toujours été présent dans ma vie, et moi, dans la sienne », raconte avec émotion l'ex-premier ministre, qui voit en Bernard Angers un grand artisan de la Révolution tranquille.

Il a été mêlé à toutes les grandes réformes qui ont construit le Québec d'aujourd'hui... Bernard, c'était un bâtisseur, il avait l'âme d'un bâtisseur. Alors partout où il est allé, il construisait, il animait, il rassemblait les gens, il motivait tout le monde. C'était un dynamo.

Lucien Bouchard
Le pavillon principal de l'UQAC et, à droite, le pavillon des Humanités, construit alors que M. Angers était recteur.Le pavillon principal de l'UQAC et, à droite, le pavillon des Humanités, construit alors que M. Angers était recteur. Photo : Radio-Canada

L'ex-directeur général du CQRDA, Lucien Gendron, dit perdre un très grand ami. Il estime surtout que sous la gouverne de celui-ci, l'UQAC a connu sa plus importante période de développement. « C'est le recteur qui a assuré la pérennité de notre université », affirme-t-il, rappelant que « sous son règne, le campus s'est développé de façon extrêmement significative ». M. Gendron n'hésite pas à qualifier Bernard Angers de « monument ».

L'économiste Gilles Bergeron, qui a travaillé souvent avec M. Angers, parle aussi de sa contribution exceptionnelle comme recteur.

On a progressé sur le plan de la reconnaissance de la recherche pour les universités en région, on a progressé également sur le plan du financement, ce qui a permis le développement des programmes de deuxième et de troisième cycles, qui était à l'époque un enjeu majeur pour l'UQAC, pour toutes les universités en région et pour le Québec dans son ensemble.

Gilles Bergeron
Jean TremblayLe maire de Saguenay, Jean Tremblay.

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a aussi eu l'occasion de travailler avec lui au moment de la fusion municipale, en 2001-2002. Certaines décisions du comité de transition, présidé par Bernard Angers, ont rapidement été remises en question par le nouveau conseil municipal, dont la nomination du directeur général de la Ville, remercié sitôt entré en fonction.

Jean Tremblay garde toutefois une haute opinion de M. Angers.

Ce n'est pas facile de fusionner sept villes, tu fais ça une fois dans ta vie. Il n'y a personne autour de la table qui avait de l'expérience sur ce genre de travail là. C'était très délicat. Alors il y a des points sur lesquels on s'entendait moins mais, dans l'ensemble, on s'est bien entendus.

Jean Tremblay

Société