•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des écoles partagées, l'exemple à suivre en Ontario?

La future école Gaétan-Gervais à Oakville citée en exemple par le gouvernement provincial.

La future école Gaétan-Gervais à Oakville citée en exemple par le gouvernement provincial.

Photo : Laurence Martin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les écoles partagées entre conseils scolaires catholiques et publics ou entre élèves francophones et anglophones risquent d'être de plus en plus présentes en Ontario, si l'on se fie aux détails du budget provincial 2016 dévoilé cette semaine.

Un dossier de Laurence MartinTwitterCourriel et de Valérie OuelletTwitterCourriel

On le sait depuis jeudi, la province compte investir 137 G$ sur 10 ans dans l'infrastructure publique, dont 11 G$ qui iront à la construction de nouvelles écoles.

Des écoles qui pourraient bien suivre un modèle de partage ou de regroupement similaire à celui de la future école secondaire Gaétan Gervais d'Oakville, citée en exemple dans un document remis aux médias, jeudi.

Selon la province, ce projet de 13 M$ est un exemple de « carrefour communautaire », puisque les élèves francophones vont devoir partager leurs installations sportives avec les jeunes de l'école publique anglaise juste à côté. 

La porte-parole du conseil scolaire Viamonde, Claire Francoeur, affirme que ce partage donnera aux élèves un accès à « trois terrains de soccer, un terrain de baseball et une piste d'athlétisme », sans que le système scolaire public francophone ait à défrayer tous les coûts. 

Ça change rien (pour les élèves au quotidien) sauf qu'ils ont accès à plus d'espaces de meilleure qualité. 

Une citation de :Claire Francoeur, porte-parole du Conseil scolaire Viamonde

Un partage qui est bien accueilli par les parents à qui nous avons parlé à la sortie des classes, vendredi.

Le fait d'être exposé à des élèves anglophones, ça ne change rien à la qualité de l'enseignement en français.

Une citation de :Sophie Talbot, maman d'une élève en neuvième année à l'école secondaire Gaétan Gervais

C'est un bonus, un atout, de partager un lieu ça nous permet d'avoir plus de terrains de foot, de baseball.

Une citation de :Katja Wulfers, mère d'élèves francophones

Katja Wulfers croit aussi que le fait de pouvoir partager des installations sportives avec une école anglophone rendra l'école Gaétan-Gervais plus attrayante pour les jeunes francophones et leur donnera envie de rester dans un milieu scolaire en français.

« Un risque d'assimilation »

Ce virage est toutefois loin de plaire au directeur général de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC), Benoit Mercier.

Selon lui, les écoles partagées sont une façon d'économiser pour le gouvernement de l'Ontario et les élèves franco-ontariens qui les fréquentent risquent d'être assimilés.

Si la politique présente du gouvernement ne change pas, il y a un risque que nos jeunes francophones d'aujourd'hui se fassent assimiler encore.

Une citation de :Benoit Mercier, porte-parole de l'AFOCSC 

Si cette tendance se poursuit, son association est prête à mettre plus de pression sur les élus afin d'obtenir des écoles francophones non partagées.

L'an passé, le conseil scolaire de district catholique Centre-Sud (CSDCCS) a refusé l'offre du ministère de l'éducation de partager une nouvelle école secondaire francophone avec le conseil scolaire Viamonde à Hamilton.

Budget de l'Ontario

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !