•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Gaz de schiste au N.-B. : chacun reste sur sa position

La fracturation hydraulique
La fracturation hydraulique Photo: Brennan Linsley/The Associated Press

Des opposants et des partisans du gaz de schiste n'ont pas tardé à réagir au rapport de la Commission du Nouveau-Brunswick sur la fracturation hydraulique.

La commission a présenté son rapport vendredi matin, à Fredericton, après avoir mené des consultations publiques aux quatre coins de la province pendant 11 mois. Elle propose des mesures à prendre pour chacune des conditions imposées par le gouvernement en vue d'une possible levée du moratoire sur la fracturation hydraulique.

Donald Arseneault, ministre de l'Énergie et des Mines, affirme que son gouvernement va étudier le rapport de la commission. Selon lui, le rapport démontre que l'imposition du moratoire sur la fracturation hydraulique était une bonne idée.

Le député progressiste-conservateur de Miramichi-Sud-Ouest-Baie-du-Vin, Jake Stewart, affirme que plusieurs éléments du rapport figuraient déjà dans le plan de son parti. Il dit que les libéraux ont retardé de dix ans le développement de l'industrie dans la province en imposant un moratoire.

Le député de Fredericton-Sud et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, soutient que l'industrie gazière connaît un déclin. Il recommande à la province de faire un virage vert.

L'assemblée des chefs micmacs du Nouveau-Brunswick demande au gouvernement de maintenir le moratoire sur la fracturation hydraulique. L'organisme explique qu'il ne peut accepter le développement de l'industrie à moins que les problèmes sociaux, environnementaux, constitutionnels et juridiques qu'il a signalés à la commission soient traités. Les chefs ajoutent que ces problèmes ne peuvent être réglés à moins que les traités et les droits des Autochones soient respectés.

Une opposante au gaz de schiste, Margo Sheppard, a déclaré qu'elle reste contre tout développement de cette industrie dans la province, peu importe les circonstances. Des écologistes qui s'opposent encore vigoureusement au gaz de schiste soupçonnent que les consultations publiques ne changeront rien.

« Si on peut s'en parler plus gentiment et si on peut avoir une confiance qu'au moins on a un gouvernement qui cherche à mieux comprendre », affirme la porte-parole de l'Alliance anti-gaz de schiste du Nouveau-Brunswick, Denise Melanson. 

Joel Richardson, de l'organisme Manufacturiers et Exportateurs du Canada, dit être d'accord avec l'idée de créer un organisme de réglementation. Il appuie le développement de l'industrie gazière.

« Maintenir un moratoire ne fait aucun sens si on veut sortir la province de sa torpeur », soutient-il.

Avec des informations de Jacques Poitras, CBC

Acadie

Économie