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Mouvement locavore : une famille de Grande-Digue s'efforce de manger local toute l'année

Rémi Donelle et sa famille s'efforcent de manger local toute l'année.

Rémi Donelle et sa famille s'efforcent de manger local toute l'année.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Manger local, c'est possible, même en hiver. Une famille de Grande-Digue, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, s'emploie d'ailleurs à le prouver tous les jours.

La famille Donelle cultive des tomates, des fèves, des courges et d'autres légumes. L'automne venu, les légumes sont récoltés et partiellement mis en conserve.

« J'ai comme les conserves de tomates, [...] ça c'est les tomates en morceaux, [...] on en fait aussi en purée, puis on en fait en cubes, ça fait que pour différentes recettes tu peux les utiliser »,explique Rémi Donelle, partisan du mouvement locavore, qui regroupe les adeptes de la consommation d'aliments produits à une centaine de kilomètres ou moins de chez soi.

Mis en pot, tomates, fèves et même viandes vont pouvoir se garder un à deux ans. Même chose pour les nombreuses pommes récoltées autour de la maison. Elles deviendront du cidre, consommable quelques mois plus tard.

La famille Donelle met en conserve une partie de sa récolte, l'automne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La famille Donelle met en conserve une partie de sa récolte, l'automne.

Photo : Ici Radio-Canada

Pour diversifier son alimentation, la famille reçoit toutes les semaines des paniers de producteurs locaux. « L'été puis l'automne, on a quand même assez de jardins pour produire nos légumes, mais l'hiver, c'est quand même le fun d'avoir à chaque fois nos petites surprises de produits frais », d'ajouter Rémi Donelle.

Moins de diversité l'hiver

Le talon d'Achille du mouvement locavore, c'est la diversité des produits l'hiver. Elle reste limitée parce que manger local, c'est aussi manger des fruits et légumes de saison.

Pour le directeur général de la coopérative de producteurs La Récolte de Chez Nous, Mathieu D'Astous, il faut accepter de changer ses habitudes.

Mathieu D'Astous, La Récolte de Chez NousAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mathieu D'Astous, La Récolte de Chez Nous

Photo : Ici Radio-Canada

« Il faut oublier les fraises l'hiver, puis c'est surprenant parfois qu'il y a des gens qui viennent au marché puis qui demandent des cosses, des haricots verts, puis ils sont surpris qu'ils peuvent pas en avoir du local, ce qui fait que c'est sûr qu'il y a une certaine éducation à faire pour que les gens réalisent tout le travail qui est mis dans la culture de ces produits-là. »

Mais pour les adeptes du mouvement locavore, le sacrifice de la diversité est bien peu de choses en comparaison de la possibilité de manger toute l'année des produits frais, sans agents de conservation, des produits, de surcroît, dont le transport a engendré peu de pollution.

D'après un reportage de Clara Baillot

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