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Éducation en français : le procès arrive à son terme

Des élèves dans le couloir d'une école
Des élèves dans le couloir d'une école Photo: ICI Radio-Canada
Radio-Canada

La juge Lory Russel devrait analyser la preuve à compter de la semaine prochaine dans le mégaprocès sur l'éducation en français commencé en 2013 à Vancouver.

La Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique ainsi que le Conseil scolaire francophone (CSF) poursuivent la province pour que les écoles de langue française aient les mêmes services que les établissements anglophones.

Mercredi, l'avocat du CSF Robert Grant a soulevé au tribunal la composition et le nombre d'élèves dans les salles de classe, l'attribution de nouveaux bâtiments et la vétusté des écoles.

Il a rappelé que les bâtiments dans lesquels se tiennent les cours ont en moyenne 56 ans chacun.

M. Grant est aussi revenu sur les fonds engagés dans cette longue poursuite judiciaire qui proviennent entre autres d'un surplus du CSF, mais qui ne peuvent être investis dans les écoles en raison du procès.

L'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés donne aux Canadiens le droit de faire éduquer leurs enfants dans la langue de la minorité au sein d'établissements financés par des fonds publics provinciaux, là où le nombre d'enfants le justifie.

Victoria et les deux organismes francophones s'entendent sur ce droit, mais pas sur l'ampleur des obligations gouvernementales qui en découlent.

Correction : une version précédente indiquait que la juge Russel devait rendre sa décision la semaine prochaine, ce qui n'est pas le cas.

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