•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Institut Von Horne promeut le transport de bitume par voie ferrée entre l'Alberta et l'Alaska

Baker Brook

Le chemin de fer était la seule voie par laquelle les résidents pouvaient traverser le village pendant l'inondation.

Photo : Étienne Dumont/Radio-Canada

Radio-Canada

L'institut Von Horne présente une nouvelle étude pour promouvoir le transport du bitume albertain vers l'Alaska par voie ferrée, une idée déjà soumise par le passé par des entreprises canadiennes.

Un texte de Julien LecacheurTwitterCourriel

Le rapport publié mercredi par l'organisme - qui se spécialise dans les questions de transports - préconise la construction d'un chemin de fer à une voie entre Fort McMurray et Delta Junction, en Alaska. Le bitume serait ensuite acheminé par pipeline entre Delta Junction et le port de Valdez, avant d'être expédié dans le monde par bateau.

Le coût du projet est estimé entre 28 et 34 milliards de dollars. Le chemin de fer serait emprunté par une vingtaine de trains spécialisés qui permettraient de transporter environ 1,5 million de barils par jour. Le président de l'Institut, Peter Wallis, explique que ce projet permettrait de transporter le bitume de manière sécuritaire.

La sécurité serait le facteur primordial de ce projet. Les risques sont minimes, car le bitume est une matière extrêmement peu inflammable.

Peter Wallis, président de l'Institut Von Horne

Le projet de chemin de fer respecterait l'environnement et se construirait uniquement avec l'accord et la participation des Premières Nations, explique M. Wallis. Le président de l'Insitut ajoute que les Premières Nations ont montré un grand intérêt à ce projet.

Les Premières Nations sont engagées dans ce processus de chemin de fer.

Peter Wallis, président de l'Institut Von Horne

M. Wallis estime que le projet ne pourra se faire sans l'apport de capitaux privés. Il espère aussi que les investisseurs reconnaîtront le potentiel de cette construction qui permettra d'extraire une énorme quantité de minéraux de chaque côté de la route.

L'étude de l'Insitut Von Horne a démontré que des dépôts de cuivre, d'or, de charbon et de minerai de fer ont été identifiés dans un rayon de 50 kilomètres de chaque côté de la future voie ferrée.

Le projet de chemin de fer entre l'Alberta et l'Alaska a déjà été proposé en 2012, par le groupe Generating For Seven Generations (G7G). Il s'était servi d'une étude préliminaire réalisée par des organismes de l'Alaska et du Yukon pour approfondir le sujet.

Le groupe de Vancouver avait estimé que la construction d'une simple voie coûterait 8,4 milliards de dollars et permettrait le transport de 1,5 million de barils de bitume par jour. Une double voie coûterait 10,4 milliards de dollars et porterait le transport de bitume à 5 millions de barils par jour.

À l'époque, ce premier projet, qui avait reçu un appui massif de la part des Premières Nations, aurait pu transporter les premiers barils en 2018, selon G7G. Il n'avait cependant pas obtenu le soutien du gouvernement conservateur de l'Alberta ni celui du gouvernement fédéral.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Transports

Économie