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Il y a un an, le CH ne jouait pas mieux qu'il ne le fait maintenant

Photo : John Locher

Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

BILLET - Il y a exactement un an, au moment où le Canadien connaissait une saison quasi historique et flirtait constamment avec des marques inscrites par les grandes éditions de la fin des années 1970, j'avais signé cette chronique qui avait choqué bien des partisans et qui s'intitulait Sans Price, le CH serait tout simplement mauvais (Nouvelle fenêtre).

Un texte de Martin LeclercTwitterCourriel

En relisant ce texte prémonitoire, que j'ai retrouvé par hasard mardi matin, on comprend facilement le spectaculaire écroulement qui s'est déroulé sous nos yeux au cours des trois derniers mois.

Quand ce texte avait été rédigé, nous n'étions que le 3 février 2015, et compte tenu du fait que le Canadien avait été surclassé dans 16 des 49 matchs qu'il avait disputés jusque-là (donc dans un match sur trois), je concluais que Carey Price était directement responsable de 21 des 67 points amassés par l'équipe au classement.

« Soyons raisonnables, et considérons qu'un gardien moyen serait tout de même parvenu à sauver la moitié des 21 points que Price a héroïquement défendus jusqu'ici. Le fait demeure : si on retranchait seulement 10 points aux 67 points de classement que détient le CH, l'équipe serait aujourd'hui exclue des séries éliminatoires », écrivais-je à l'époque.

Nous sommes aujourd'hui le 23 février 2016. Carey Price est sorti de l'équation depuis trois mois. Et après 60 rencontres, le CH compte exactement 22 points de moins au classement qu'à pareille date l'an dernier. Depuis que Price ne fait plus partie du paysage, la défense de l'équipe a dégringolé du sommet jusqu'au 19e rang de la LNH.

C'est stupéfiant.

***

Attendons toutefois encore un peu avant de tracer le bilan de cette étrange campagne. Le 9 avril est encore loin et il sera beaucoup plus sage de juger l'oeuvre de 2015-2016 lorsqu'elle sera complète.

En attendant, je vous propose un petit exercice amusant auquel je me livre chaque saison et qui donne des indications intéressantes quant au succès individuel des gardiens de la LNH et de la profondeur des différentes équipes de la ligue à cette position stratégique.

Cet angle d'analyse m'a été inspiré de mes années passées à la couverture du Championnat du monde de F1, où l'on ne peut vraiment comparer la rapidité des pilotes qu'avec celle de leur coéquipier, puisque les deux pilotes d'une même écurie sont les seuls à posséder des monoplaces identiques.

De la même manière, les performances des gardiens de la LNH prennent davantage de sens lorsqu'on les compare avec celles du ou des autres gardiens de l'équipe, puisqu'ils sont les seuls à jouer derrière la même défense. La méthode de calcul est simple : si le gardien A affiche une taux d'efficacité de ,910 et que le gardien B affiche une taux de ,900, on dira que le gardien A offre un avantage de +10 à son équipe lorsqu'il se trouve devant le filet.

Voici, donc, les gardiens de la LNH qui ont (ou ont eu) le plus d'impact sur les performances de leur équipe cette saison :

  1. Carey Price (Canadien) : (,934) +33 ---> La forte dépendance de l'équipe envers son gardien étoile doit être corrigée. Remodeler la formation prendra beaucoup de temps, mais, en attendant, Marc Bergevin doit songer à l'embauche d'un réserviste de haut niveau pour éviter une répétition du désastre de cette saison.
  2. Martin Jones (San José) : (,916) +32 ---> On souhaite de tout coeur aux Sharks de ne pas perdre Jones avant les séries. Le second Alex Stalock accorde 0,6 but de plus par match.
  3. Karri Ramo (Calgary) : (,909) +26 ---> Les Flames ont perdu Ramo pour le reste de la saison (genou) la semaine dernière. Suite logique d'une saison pénible. Jonas Hiller et Joni Ortio se situent très loin sous la barre de ,900.
  4. Ben Bishop (Tampa Bay) : (,923) +26 ---> La direction du Lightning croit qu'Andrei Valilevskiy est son meilleur jeune espoir, mais Bishop est encore loin devant lui.
  5. Petr Mrazek (Détroit) : (,927) +21  ---> Mrazek avait commencé à tirer le tapis sous les pieds de Jimmy Howard l'an passé. Mrazek a effectué le travail cette saison en accordant un stupéfiant 0,71 but de moins par match qu'Howard. 
  6. James Reimer (Toronto) : (,919) +21 ---> Reimer a complètement éclipsé le Québécois Jonathan Bernier. Ce débat est clos à Toronto.
  7. Henrik Lundqvist (Rangers de NY) : (,923) +16 ---> Anti Raanta fait un travail honnête comme réserviste, mais les Blue Shirts sont toujours nettement meilleurs quand le roi Henrik veille.
  8. Carter Hutton (Nashville) : (,922) +16 ---> Pekka Rinne est âgé de 33 ans. C'est la première fois de sa carrière que son adjoint le surpasse (sans que Rinne soit blessé).
  9. Michal Neuvirth (Philadelphie) : (,930) +15 ---> Les Flyers accordent 0,5 but de moins par rencontre quand Neuvirth défend le filet à la place de Steve Mason.
  10. Craig Anderson (Ottawa) : (,917) +15 ---> Andrew Hammond a été blessé et les Sens n'ont pu maximiser le rendement de leur duo de gardiens cette saison. Malgré ses 34 ans, Anderson reste fiable.
  11. Thomas Greiss (Islanders de NY) : (,930) +14 ---> Jarolsav Halak reçoit moins d'appui de la part de ses coéquipiers à l'attaque, mais Greiss est aussi un peu plus efficace que lui. 
  12. Louis Domingue (Arizona) : (,913) +14 ---> Les Coyotes étaient médiocres devant le filet avant l'arrivée de Domingue. Il est en train de faire sa place à titre de titulaire principal.
À toute épreuve, le blogue de Martin Leclerc.

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