•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Interdiction du français dans les écoles : la SFM ne demandera pas d'excuses

Les élèves et les enseignants de l’école de Saint-Pierre, au Manitoba, en 1918.
Les élèves et les enseignants de l’école de Saint-Pierre, au Manitoba, en 1918. Photo: Société historique de Saint-Boniface
Radio-Canada

La Société franco-manitobaine (SFM) n'exigera pas des excuses du gouvernement manitobain pour la loi qui a aboli l'éducation en français dans la province en 1916.

La première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne a présenté des excuses officielles lundi au sujet du Règlement 17 qui a interdit l'enseignement du français dans les écoles ontariennes de 1912 à 1927.

« Je ne veux pas minimiser la valeur d'excuses publiques de la part d'un gouvernement ; ça fait toujours du bien d'entendre ça, dit la présidente de la SFM Jacqueline Blay. Cependant, au Manitoba, nous sommes dans une conjoncture différente où nous avons un regard vers l'avenir. »

En 1916, le gouvernement libéral du Manitoba a adopté la Loi Thornton qui imposait l'anglais comme langue officielle d'enseignement. Ce n'est que plus de 50 ans plus tard, en 1967, que le gouvernement conservateur du premier ministre Duff Roblin a restitué le droit d'enseigner le français dans les écoles de la province.

Mme Blay explique que, compte tenu du projet de loi 6 sur l'appui à l'essor de la francophonie manitobaine qui est actuellement devant l'Assemblée législative du Manitoba et le processus des États généraux de la francophonie manitobaine qui est sur le point de se conclure, la SFM n'a pas l'intention de demander à Greg Selinger de suivre dans les pas de son homologue Kathleen Wynne.

« Selon moi, ce n'est pas quelque chose qu'il faudrait aller chercher en même temps que ce qui est en train de se passer en ce moment », affirme Jacqueline Blay.

Manitoba

Francophonie