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Les Fransaskois solidaires avec les Franco-Ontariens sur le Règlement 17

Manifestation d'écoliers contre le Règlement 17, devant l'école Brébeuf, square Anglesea dans la basse-ville d'Ottawa, à la fin janvier ou au début février 1916.  Photo :  Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française

Manifestation d'écoliers contre le Règlement 17, devant l'école Brébeuf, square Anglesea dans la basse-ville d'Ottawa, à la fin janvier ou au début février 1916. Photo : Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) est ravie par les excuses formelles de l'Ontario à la communauté franco-ontarienne.

Dans un message publié sur Facebook, sa présidente Françoise Sigur-Cloutier a remercié le gouvernement ontarien et félicité l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario pour ses efforts qui ont abouti aux excuses de cette province pour le tristement célèbre Règlement 17 qui interdisait l'enseignement et l'utilisation du français dans les écoles élémentaires au début du 20e siècle.

Mme Sigur-Cloutier a également affirmé que la Saskatchewan devrait emboîter le pas à l'Ontario.

Quel bel exemple à donner au gouvernement de la Saskatchewan!

Une citation de :Françoise Sigur-Cloutier, présidente, Assemblée communautaire fransaskoise

Le directeur général de la Société historique de la Saskatchewan, Alexandre Chartier dit que des excuses sont importantes pour les Fransaskois et pour faire valoir la légitimité du français dans la province.

Il propose de commémorer l'année 1918, phare dans l'éducation en Saskatchewan. D'abord, il s'agit de l'année de fondation du Collège Mathieu, ensuite parce que cette même année, la province a adopté l'anglais comme langue de l'éducation en Saskatchewan.

« 1918, ce serait une célébration autour de l'éducation pour dire, "on est encore présent et on veut encore travailler avec le gouvernement. On n'est pas là pour attaquer qui que ce soit, mais on est encore présent pour dire; la langue française est légitime" », a-t-il noté.

Il estime qu'il faut célébrer la présence francophone, qui depuis plus d'un siècle s'est démarquée par la création d'écoles francophones et l'augmentation du nombre de jeunes apprenant la langue de Molière. Alexandre Chartier s'en remet à l'ACF pour faire pression sur les élus afin que l'éducation en français soit célébrée dans la province.

L'Ontario, qui compte aujourd'hui plus de 611 000 francophones, est la province où habite le plus grand nombre de francophones à l'extérieur du Québec.

Un historien moins optimiste

Laurier Gareau, historien amateur fransaskois.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Laurier Gareau, historien amateur fransaskois.

Photo : Dann McKenzie/ICI Radio-Canada

Pour sa part, l'historien amateur fransaskois Laurier Gareau est beaucoup plus négatif.

Il affirme que ces excuses ne donnent rien et doivent être accompagnées de gestes concrets, comme des changements législatifs et un meilleur financement des établissements d'enseignement.

La Saskatchewan a déjà bougé dans le passé

Dans le domaine de l'enseignement, la Loi scolaire de la Saskatchewan (ou School Act) de 1909 faisait de l'anglais la seule langue d'enseignement, tout en permettant un usage limité du français dans les classes primaires.

Le 22 février 1918, les commissaires d'école de la Saskatchewan ont adopté une série de résolutions mettant fin au bilinguisme dans les écoles.

En 1929, une troisième loi qui reprenait et explicitait celle de 1918 a encore aboli le français dans les écoles.

En 1931, une modification à la Loi scolaire a imposé l'anglais comme unique langue d'enseignement dans les écoles publiques de la province. Le français étant interdit durant les heures scolaires normales, il était cependant permis d'offrir des cours de français après la classe.

Enfin, une modification de 1967 à cette même loi scolaire a autorisé l'emploi du français comme langue d'enseignement à raison d'une heure par jour.

Pas de demande d'excuses au Manitoba

La Société franco-manitobaine (SFM) ne compte pas exiger des excuses de la province pour la loi qui a aboli l'éducation en français au Manitoba en 1916. « Au Manitoba, nous sommes dans une conjoncture différente où nous avons un regard vers l'avenir », affirme la présidente de la SFM Jacqueline Blay.

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Ontario