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Assimilation des francophones : l'Ontario présente des excuses historiques au sujet du Règlement 17

La première ministre Kathleen Wynne est applaudie après la présentation d'excuses au nom de la province à l'endroit des enseignants francophones.

La première ministre Kathleen Wynne est applaudie après la présentation d'excuses au nom de la province à l'endroit des enseignants francophones.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus de cent ans après l'adoption du Règlement 17, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a présenté des excuses officielles, aujourd'hui, au sujet de cette législation qui a banni l'enseignement du français des écoles ontariennes de 1912 à 1927.

Le gouvernement conservateur de l'époque craignait une invasion francophone.

Ce n'est qu'après des années de lutte des francophones de l'Ontario et du Québec et de certains anglophones que ce que les Franco-Ontariens ont surnommé le « règlement infâme » a été annulé. 

Aujourd'hui, au nom du gouvernement de l'Ontario, je présente des excuses à tous les Franco-Ontariens.

Une citation de :Kathleen Wynne, première ministre

La première ministre Wynne a exclu toute compensation financière pour la communauté francophone.

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne

« Je ne pense pas que ça va effacer ce qui a été fait, a renchéri la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur. Mais je pense que ça va soulager la peine des Franco-Ontariens, qui ont été marqués au fer chaud. » Mme Meilleur, une Franco-Ontarienne d'adoption, raconte que les grands-parents de plusieurs de ses amis ont « perdu leur langue » à cause du Règlement 17.

Le député conservateur de l'Ontario Steve Clark a présenté des excuses au nom de son parti, qui était au pouvoir lors de la mise en place du Règlement 17. « Il y a eu une erreur dans le passé, a-t-il dit, et il est important de reconnaître cette erreur. »

La chef néo-démocrate Andrea Horwath a affirmé, elle, qu'il s'agissait d'une « époque très sombre » dans l'histoire ontarienne. Elle s'est excusée elle aussi de la situation.

Pour sa part, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario accueille avec « enthousiasme » les excuses du gouvernement. « Ce geste va permettre de fermer la porte sur un chapitre noir de l'histoire franco-ontarienne », selon Denis Vaillancourt, président de l'organisme.

L'Ontario, qui compte aujourd'hui plus de 611 000 francophones, est la province où habite le plus grand nombre de francophones à l'extérieur du Québec. Depuis 1998, les Franco-Ontariens ont leurs propres conseils scolaires, qu'ils gèrent de façon indépendante.

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