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Transfert de gestion de programmes de santé au N.-B. : l'inquiétude persiste

Le ministre Victor Boudreau

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'idée du gouvernement du Nouveau-Brunswick de confier la gestion des programmes extra-mural et télé-soins à l'entreprise SMU Medavie suscite toujours de l'inquiétude.

Un texte de Clara BaillotCourriel

Jusqu'à présent, et ce depuis 1981, les soins hospitaliers prodigués à la maison sont gérés par la province. Selon le ministre de la Santé, Victor Boudreau, la possibilité de confier cette gestion au privé est sensée.

Le ministre estime que SMU Medavie dispose d'une expertise dans la gestion de ce genre de dossier. L'entreprise a investi d'importantes sommes, selon lui, dans ses technologies informatiques, et c'est ce qui est intéressant pour le gouvernement.

Rien ne changera pour les travailleurs et les patients, assure Victor Boudreau. « Les employés continuent d'être des employés du gouvernement avec le même syndicat, le même [régime] de pension, les mêmes [avantages]. Les citoyens ne paient pas pour le service non plus. Ça continue d'être des services couverts par l'assurance maladie », souligne-t-il.

La présidente du Comité de sauvegarde et d'amélioration des services de santé de Tracadie, Norma McGraw, estime cependant que le fait de confier un programme de santé à une entreprise privée qui cherche un profit reste un problème pour les bénéficiaires. Elle se demande si les soins resteront de qualité et comment les autorités médicales pourront correctement s'en assurer.

Norma McGrawAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Norma McGraw, présidente du Comité de sauvegarde et d'amélioration des services de santé de Tracadie

Photo : ICI Radio-Canada

« Est-ce que les visites vont être contingentés? Est ce qu'on va réduire les points de service déjà en vigueur au niveau du programme extra mural? Est-ce qu'on va desservir la population selon les besoins? », demande Norma McGraw.

« Nous avons au moins entre les deux régies, 14 présidents. Nous avons des directeurs. Est-ce que ça veut dire que ces gens-là ne sont pas capables, ne sont pas assez performants pour venir avec un plan d'amélioration des services de santé? Alors, je me dis que si on n'est pas capable d'assurer la performance de nos gestionnaires au niveau des services de santé, comment on va pouvoir s'assurer de la performance d'une entreprise privée? Là, on n'aura peut-être pas tellement le droit de regard », ajoute Norma McGraw.

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