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Manque d'eau potable dans les réserves autochtones débattu à l'ONU

Des membres de la Première Nation Shoal Lake 40 transportant leurs provisions

Des membres de la Première Nation Shoal Lake 40 transportant leurs provisions

Photo : CBC

Radio-Canada

Une délégation de la Première Nation Shoal Lake 40 se rend à Genève samedi afin de présenter son cas à un comité onusien des droits économiques, sociaux et culturels.

Un texte de Samuel RancourtTwitterCourriel

Située à la frontière entre le Manitoba et l'Ontario, la réserve fait l'objet d'un avis d'ébullition de l'eau depuis près de 20 ans.

Selon le chef de la communauté, Erwin Redsky, la délégation mettra l'accent sur les « violations des droits de la personne » dont elle est victime quotidiennement.

Nos préoccupations sont enfin reconnues à l'étranger. Je souhaite que l'ONU sache nous sortir de ce gouffre sans fond.

Erwin Redsky, chef de la Première Nation Shoal Lake 40
La Première Nation de Shoal Lake dans le nord-ouest ontarienAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Première Nation de Shoal Lake dans le nord-ouest ontarien

La délégation est composée de deux résidentes de Shoal Lake 40, dont Linda Redsky. « C'est en janvier dernier que mon chef [Erwin Redsky] a sollicité mon aide afin de raconter l'histoire de la réserve à l'ONU. Je connais bien notre communauté. Je travaille auprès de tous les groupes d'âge. » 

Mme Redsky compte exposer, notamment, le manque d'eau potable, de liberté de déplacement et de soins de santé et d'éducation adéquats à Shoal Lake 40. Elle-même se dit victime de l'insalubrité de la réserve.

Mon fils souffre d'éruptions cutanées. L'eau polluée m'empêche de le nettoyer

Linda Redsky, résidente de la Première Nation Shoal Lake 40

La Première Nation avait été coupée du monde il y a un siècle après que la construction d'un canal artificiel pour alimenter Winnipeg en eau potable a transformé la communauté en île artificielle.

Un pont permanent qui permettrait de désenclaver la Première Nation Shoal Lake, financé par la Ville de Winnipeg, est déjà en construction.

Une entente tripartite a aussi été conclue pour construire le chemin qui reliera le futur pont à la route transcanadienne, mais aucune date n'a été fixée pour le début des travaux.

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