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Des écologistes empruntent la voie juridique pour attaquer Énergie Est

Construction du pipeline Énergie Est de TransCanada
Construction du pipeline Énergie Est de TransCanada Photo: TransCanada
La Presse canadienne

Une coalition de groupes écologistes a décidé d'emprunter la voie juridique dans l'espoir de soumettre le projet d'oléoduc Énergie Est à la réglementation québécoise en matière d'environnement.

Équiterre, Nature Québec, la Fondation Coule pas chez nous et le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) ont déposé, jeudi, un recours devant la Cour supérieure du Québec visant le promoteur TransCanada.

En dépit des demandes répétées du gouvernement Couillard, la coalition affirme que la société albertaine n'a toujours pas déposé d'avis de projet auprès du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Il s'agit pourtant de la première étape afin de lancer l'évaluation québécoise visant à évaluer les impacts potentiels d'un projet sur l'environnement.

Devant les refus du promoteur d'Énergie Est de se conformer, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a octroyé un « mandat tronqué » au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), a déploré l'avocat du CQDE, Michel Bélanger.

Celui-ci a par ailleurs ajouté que la coalition avait demandé au gouvernement Couillard de retarder le début des audiences du BAPE, qui doivent s'amorcer le 7 mars, le temps que la Cour supérieure se penche sur cette action en justice.

Québec devrait s'inspirer du rapport du Bureau afin de présenter sa position devant l'Office national de l'énergie (ONÉ) dans le cadre des audiences de l'organisme fédéral.

Énergie Est vise à acheminer quotidiennement sur une distance de 4600 kilomètres 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Au Québec, on prévoit 625 kilomètres de canalisation qui traversera d'importants cours d'eau en plus de passer dans plusieurs municipalités.

Carte du tracé projeté de l'oléoduc Énergie Est de TransCanada.Carte du tracé projeté de l'oléoduc Énergie Est de TransCanada. Photo : TransCanada

Pétition du Bloc québécois 

Le Bloc québécois lance une pétition contre le passage de l'oléoduc Énergie Est au Québec, une initiative qui, espère-t-il, prouvera qu'il y a consensus contre le projet dans la province.

Le bloquiste Luc Thériault se fait le parrain d'une pétition d'une citoyenne de Mascouche, Christiane Crevier, mère de trois enfants, qui dit vouloir agir pour les générations futures.

En point de presse, Mme Crevier a interpellé directement Justin Trudeau en évoquant les enfants du premier ministre, pour qu'il renonce à ce qu'elle a qualifié de « bombe à retardement ».

M. Thériault, flanqué notamment de la chef du Parti vert, Elizabeth May, a dit vouloir adopter une approche transpartisane sur cet enjeu. Il n'a toutefois pas tenté de contacter des libéraux, conservateurs ou néo-démocrates pour les convaincre de se joindre à lui.

Selon le député bloquiste, il est faux de prétendre que les Québécois sont divisés sur la question. Il s'en est pris notamment au conservateur Maxime Bernier, qui a brandi en chambre un sondage selon lequel les Québécois préfèrent le transport de pétrole par oléoduc plutôt que par train.

M. Thériault a fait valoir que la construction de l'oléoduc Énergie Est de l'entreprise TransCanada ne signifiera pas qu'il y aura moins de pétrole qui circulera par rail ou par camion, mais bien qu'il y aura une augmentation de la production du pétrole.

Par ailleurs, les questions de ce sondage étaient décontextualisées, a-t-il ajouté.

Mauricie et Centre du Québec

Société