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Saint-Adolphe persiste à refuser le tracé d'une ligne d'Hydro-Québec

La mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard, Lisette Lapointe.
La mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard, Lisette Lapointe.
Radio-Canada

Quelques jours avant que le ministre Arcand présente son livre vert sur l'acceptabilité sociale, la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard a voulu rappeler qu'elle s'oppose fermement à un tracé d'Hydro-Québec sur son territoire, plaidant justement le manque d'acceptabilité sociale du projet.

Il s'agit d'un projet de ligne de transport de 120 000 volts reliant le poste Grand-Brûlé, près de Mont-Tremblant, à Saint-Jérôme. Le tracé proposé fait passer les pylônes par le sommet des montagnes situées à l'est de la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard.

Un documentaire a été présenté aujourd'hui pour attirer l'attention sur ce sujet. La municipalité entame par ailleurs des démarches à la Régie de l'énergie pour contester le projet d'Hydro-Québec.

« Une solution de moindre impact est possible, et nous demandons qu'Hydro-Québec fasse preuve de transparence afin qu'il y ait un débat honnête autour de celle-ci. Ce projet, dans sa forme actuelle, présente des impacts qui sont inacceptables pour les Laurentides, dit Catherine Berbery », responsable des communications de la municipalité.

Nous sommes une municipalité qui [vit] du tourisme, alors c'est bien évident qu'une ligne électrique placée à cet endroit-là, c'est terrible sur le plan économique. Et sur le plan de l'environnement, c'est véritablement inacceptable.

La mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard, Lisette Lapointe

Hydro-Québec répond que le réseau a atteint sa pleine capacité dans la région et qu'il doit se développer pour satisfaire la demande.

Saint-Adolphe-d'Howard a proposé un autre tracé à la société d'État, qui se colle à un tracé déjà existant et qui nécessiterait l'enfouissement des lignes.

Or, Hydro-Québec affirme que cette solution serait moins fiable et moins durable. La société d'État maintient qu'elle veut poursuivre le projet prévu.

L'acceptabilité sociale, ce n'est pas l'acceptabilité de chaque individu. On a quand même cinq des six municipalités touchées qui nous appuient dans notre tracé.

Marie-Josée Gosselin, chargée de projet chez Hydro-Québec

« On a travaillé depuis trois ans avec Saint-Adolphe, on a évalué tous les scénarios qu'ils nous ont proposés, tous les tracés, puis je pense que n'importe quel tracé qui passerait à Saint-Adolphe ne serait pas acceptable », considère Marie-Josée Gosselin, chargée de projet chez Hydro-Québec.

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